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Bulletin Quotidien Europe N° 8208
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/developpement

Le rapport Miranda invite la plénière à plaider pour un partenariat plus efficace entre l'UE et l'ONU fondé sur une influence politique et une visibilité accrues de l'UE

Bruxelles, 08/05/2002 (Agence Europe) - Adopté à l'unanimité par la commission parlementaire du Développement, le rapport de Joaquim Miranda (GUE/NGL, Portugal) sur la communication de la Commission intitulée «Edifier un partenariat efficace avec les Nations unies dans les domaines du développement et des affaires humanitaires, considère que le document de la Commission constitue «un bon point de départ pour une discussion approfondie » mais regrette qu'il n'aborde pas des questions fondamentales telles que la prévention des conflits, la sécurité et le maintien de la paix, la gestion des crises, pourtant étroitement liées aux deux aspects traités. Le projet de résolution, qui sera soumis au vote de la plénière le 16 mai, plaide pour que l'UE et ses Etats membres se donnent les moyens d'une influence politique et d'une visibilité accrues aux Nations unies, en rapport avec leur statut de premier donateur d'aide humanitaire au monde et de principal bailleur de fonds dans l'aide publique au développement.

Selon le rapport Miranda: - l'Union doit considérer les Nations unies comme une référence et un pilier essentiels pour son action extérieure en général, et en particulier pour l'application d'une réglementation internationale sur les plans économique, social et environnemental ainsi que dans le domaine des droits de l'homme ; - les Etats membres et l'Union doivent jouer un rôle plus actif dans les programme de l'ONU, en participant à la phase initiale d'évaluation des besoins, à la définition des mesures à prendre ainsi qu'à la phase de mise en application des décisions. La chance offerte par la prochaine Conférence intergouvernementale devrait être saisie pour clarifier la base juridique de l'action extérieure de l'Union dans le cadre du droit international, notamment en renforçant le statut juridique de la Commission européenne et en obtenant que lui soit octroyé le statut de membre à part entière dans les agences spécialisées des Nations unies (statut dont elle jouit déjà au sein de la FAO) ; - les Etats membres doivent renforcer substantiellement leur coordination au sein de l'ONU ; la Commission européenne, quant à elle, devrait coordonner ses documents de stratégie par pays avec les évaluations des Nations unies concernant ces mêmes pays ; - en tant que première puissance commerciale du monde, l'UE devrait jouer un rôle de locomotive dans le développement économique mondial, en favorisant le développement durable des pays tiers, en synergie avec les agences spécialisées de l'ONU ; - l'instauration d'un partenariat efficace entre les Nations unies et l'UE suppose un renforcement du dialogue politique stratégique pour la définition des politiques et des programmes, le renforcement de la coopération sur le terrain dans les pays en voie de développement, la création d'un cadre financier stable (pour remédier aux inconvénients du règlement financier qui, jusqu'à présent, empêchait l'Union de cofinancer des programmes réalisés par les agences des Nations unies) et la conclusion d'un nouvel accord cadre entre les deux institutions ; - avant la tenue de conférences ou de sessions thématiques de l'ONU, la Commission devrait présenter au Parlement et au Conseil un document sur le thème à débattre pour leur permettre de formuler des conclusions politiques, garantes de la complémentarité des positions de l'Union et de ses Etats membres.

En outre, le projet de résolution invite l'Union et les Nations unies à améliorer leur capacité de réaction aux catastrophes majeures dans diverses régions du monde, notamment par la mise en place d'unités communes de réaction rapide, et à se concerter davantage pour adopter une démarche commune en matière d'assistance aux personnes déplacées.

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