Bruxelles, 25/04/2002 (Agence Europe) - Dans le cadre de la politique qu'il mène dans le secteur de l'Internet et de l'initiative e-Europe, le Commissaire Erkki Liikanen (Société de l'Information) fera le point le 29 avril, avec Ann Davison (membre du Comité économique et social européen) sur la manière de protéger les enfants qui surfent sur Internet. Mme Davison lui fera part de son appui total au plan d'action Internet de la Commission, tout en appelant les Etats membres "à faire de même, de manière plus vigoureuse et ferme".
A l'heure actuelle, les enfants sont souvent plus habiles que leurs parents dans l'utilisation des ordinateurs et, donc, d'Internet. Sans un système de filtrage (qui censurerait par exemple les images malsaines, les mots grossiers), les enfants peuvent aussi bien se trouver face à des images violentes ou indécentes qu'à des sites enrichissants et amusants. Pour faire face à ces dangers, Mme Davison lancera un appel formel au Commissaire Liikanen à aider le Comité dans son travail sur cette problématique (le Comité a adopté l'avis d'Ann Davison sur la protection des enfants sur Internet en novembre dernier, voir EUROPE du 30 novembre). La Commission a déjà abordé un certain nombre de problèmes posés par Internet, par exemple en matière d'éducation, dira Mme Davison à M. Liikanen, mais il est important de "ne pas laisser de côté la sécurité des enfants" et d'assurer que "les fournisseurs de services en ligne sont légalement obligés de protéger les enfants qui surfent sur Internet". En notant le pourcentage impressionnant d'enfants (de 11 à 14 ans) qui surfent sur Internet (75 à 80% des enfants britanniques et autrichiens par exemple), souvent sans surveillance parentale, Mme Davison demandera d'améliorer les systèmes de filtrage, qui sont d'une grande utilité pour protéger les enfants contre l'exposition, par exemple, à la pornographie, aux suicides, ou encore "la fabrication de bombes". Se référant à une étude publiée en mars dans le magazine Test Achats sur les résultats des tests effectués sur les systèmes de filtrages par des organisations de consommateurs au Portugal, en Italie et en Espagne, Mme Davison attire l'attention sur le fait que "les programmes ne filtrent généralement pas les sites inoffensifs, y compris ceux dont le nom pourrait prêter à confusion. En revanche, les sites d'armes, de violence, de haine, de racisme, de drogue ou de sectes passent assez facilement à travers les mailles du filet". Enfin, Mme Davison indique que des conseils doivent être donnés aux parents (veiller à ce que les enfants n'acceptent pas de rendez-vous avec une personne dont ils ont fait la connaissance sur Internet, protéger leurs données personnelles: numéro de téléphone, nom de leur école, photos, etc.) et aux enfants eux-mêmes (par exemple, se tenir à l'écart des sites classés "interdits au moins de 18 ans"). (Ces données sont disponibles en détail sur le site http: //http://www.net-consumers.org )