Bruxelles, 25/04/2002 (Agence Europe) - A l'occasion de la session plénière d'avril du Comité économique et social européen, le Commissaire Günter Verheugen a procédé à un état de lieux des négociations d'adhésion, en rappelant en particulier un certain nombre d'obstacles auxquels l'UE sera encore confrontée (deuxième référendum irlandais sur le Traité de Nice, modifications politiques imprévues dans certains Etats membres, évolution de l'opinion publique à propos de l'adhésion à l'UE qui, dans les pays candidats, est "relativement peu stable et en dents de scie" ou encore la question de Chypre). M. Verheugen a enfin rassuré le Comité quant à l'importance du rôle de leur assemblée et des partenaires sociaux dans le processus d'élargissement.
Le président de la section "Relations extérieures" du Comité, le syndicaliste allemand Alexander-Michael von Schwerin, a rappelé que le Comité souhaite coopérer encore mieux pour permettre notamment de tenir compte des effets économiques et sociaux de l'élargissement: « la société civile organisée doit encore s'organiser dans de nombreux domaines », a-t-il constaté, en répétant que "le Comité veut être un pont avec les populations des pays candidats". La coprésidente du Comité consultatif mixte UE-Pologne Mme Malgorzata Niepokulczycka a demandé au Commissaire ce qu'il pouvait faire pour les ONGs de ces pays. "Nous ne voulons pas être des citoyens de seconde zone!", s'est-elle écriée, en ajoutant: "Il est temps de faire quelque chose de très concret pour la société civile organisée, car je pense que nous pouvons apporter du sang frais et une nouvelle énergie à l'UE". Filip Hameo-Drotz (groupe des employeurs, Finlande) a déclaré que "notre slogan doit être: mobiliser la société civile pour l'adhésion et l'élargissement" et, alors que Heinz Vogler (groupe des travailleurs, Autriche) a estimé que les aspects politiques du processus d'élargissement sont négligés au profit des aspects économiques et sociaux. "Par cet élargissement, nous allons créer une grande zone de paix stable que sera l'Europe", a-t-il poursuivi, en appelant M.Verheugen (en se référant notamment aux difficultés entre l'Autriche et la République tchèque) « à ne pas oublier les problèmes historiques et à trouver des solutions orientées vers l'avenir ». Le Finlandais Kallio Seppo (groupe des activités diverses) a attiré l'attention sur le problème de la fermeture de centrales en Bulgarie et de ses conséquences sociales et économiques. Le coprésident du Comité consultatif mixte UE-Bulgarie, Bojidar Danev, a insisté sur la gouvernance dans l'UE, alors que Metka Roksandic, coprésidente du Comité consultatif mixte UE-Slovénie, a déclaré que « la Charte des droits fondamentaux et le rôle des syndicats » seront au centre de nos travaux. Son homologue hongrois Gabor Horvath a souhaité l'établissement d'un fonds qui permette de moderniser l'agriculture hongroise. L'employeur grec Dimitrios Dimitriadis s'est interrogé lui aussi sur les problèmes sociaux des pays candidats, et Dan Cristescu, coprésident du comité consultatif mixte UE-Roumanie, a demandé à la Commission de soutenir le dialogue social, "que l'on confond dans mon pays avec consultation sociale". Rudolf Strasser (groupe des activités diverses, Autriche) a insisté sur le fait que "l'élargissement ne peut en rien remettre en cause les fondements de la PAC", et Paul Geraards (groupe des employeurs, Pays-Bas) a soulevé la question du contrôle aux frontières extérieures de l'UE "qui doit être efficace".