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Bulletin Quotidien Europe N° 8193
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/mediterranee

M. Piqué affirme que la réunion de Valence aura bien lieu et devrait adopter un plan d'action pour relancer le processus de Barcelone

Luxembourg, 16/04/2002 (Agence Europe) - "A l'heure actuelle, tout me porte à croire que la réunion ministérielle euroméditerranéenne de Valence se tiendra", a déclaré, lundi soir à Luxembourg, le ministre espagnol des Affaires étrangères qui présentait les résultats du Conseil Affaires générales. Josep Piqué a reconnu que le "contexte difficile" qui prévaut actuellement avec la crise au Proche-Orient n'y est pas favorable, mais il a malgré tout souhaité une participation au plus haut niveau pour chacun des participants au processus de Barcelone. "Valence se fera", a répété M. Piqué en indiquant que la réunion des 22 et 23 avril devra permettre d'examiner la situation au Proche-Orient et de renouer le dialogue avec Israël, l'Autorité palestinienne et les pays arabes. Elle devra aboutir à l'adoption d'un plan d'action, a-t-il ajouté.

Le Conseil a adopté des lignes directrices qui soulignent la volonté de l'Union européenne de conférer au partenariat euroméditerranéen davantage de substance et de cohérence. Le lancement de nouvelles initiatives est envisagé mais le plan d'action, que les Quinze souhaitent voir adopter à Valence par les 27 membres du processus de Barcelone, devrait avant tout reprendre les mesures envisagées lors de précédentes réunions. Face au fossé économique qui se creuse entre les deux rives de la Méditerranée, l'UE souhaite accorder la priorité à l'emploi et à des réformes qui favoriseront l'investissement. Des études récentes montrent en effet que les partenaires méditerranéens devront créer dans le courant de la prochaine décennie 40 millions d'emplois pour maintenir le taux d'emploi à son niveau actuel, ce qui supposerait un taux de croissance annuel de 6 à 7%. Pour y parvenir, les Quinze devraient notamment préconiser de renforcer l'intégration commerciale sud-sud et mettre en œuvre les mesures retenues par les ministres du Commerce lors de leur réunion de Tolède pour faciliter les échanges commerciaux et les investissements, harmoniser les règles d'origine, favoriser la libre prestation de services. Outre une extension de la libéralisation réciproque des échanges de produits agricoles, la conférence de Valence pourrait encore évoquer l'harmonisation des réglementations en vue de l'établissement progressif d'un marché intérieur euroméditerranéen. Les nouvelles perspectives de coopération financière seront discutées en partant de la facilité qui doit être mise en place par la Banque européenne d'investissement (BEI) qui évalue à 2 milliards d'euros par an le niveau d'engagements envers les pays de la région d'ici 2006. La création d'une filiale à participation majoritaire de la BEI devrait être envisagée après une évaluation du fonctionnement de la facilité. La décision concernant cette filiale devrait intervenir un an après le lancement de la facilité. S'agissant de la promotion des investissements dans les infrastructures et de l'interconnexion, les Quinze estiment que le développement du transport maritime devrait constituer un axe prioritaire. La réunion de Valence devrait inviter la Commission et la BEI à identifier les projets prioritaires pour améliorer les interconnexions sud-sud et nord-sud. Comme cela a été proposé à Marseille, une conférence des ministres de l'Economie pourrait être envisagée afin de dynamiser le dialogue économique.

L'UE souhaite aussi promouvoir le dialogue entre les cultures, développer la coopération en matière d'éducation et renforcer la dimension sociale du partenariat (l'accent devrait être mis sur le rôle des femmes). Le dialogue politique devrait être étendu aux questions de sécurité, aux causes profondes de l'instabilité, y compris la pauvreté, ainsi qu'au renforcement des institutions démocratiques. S'agissant du terrorisme, les Quinze souhaitent proposer l'élaboration d'un code de conduite euroméditerranéen. Outre une plus grande régularité des réunions à tous les niveaux (politiques et administratifs), les Quinze entendent appuyer l'initiative du Parlement européen visant à créer une assemblée parlementaire euroméditerranéenne. Ce renforcement des liens devrait aussi contribuer à une véritable appropriation du partenariat par tous les pays participants.

Comme pour les précédentes réunions officielles des ministres des Affaires étrangères, les 27 membres du processus ont été invités. La Libye, la Mauritanie, l'Union du Maghreb arabe et la Ligue arabe y seront conviés en tant qu'invités spéciaux de la Présidence.

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