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Bulletin Quotidien Europe N° 8189
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/concurrence

Feu vert conditionnel au rachat d'Ausimont par Solvay

Bruxelles, 10/04/2002 (Agence Europe) - La Commission a autorisé, sous certaines conditions, l'acquisition de la société chimique italienne Ausimont, jusqu'ici détenue par Montedison Spa, par le groupe belge Solvay. Ce dernier réalise ainsi la plus grosse acquisition de son histoire et devient le numéro deux mondial des produits fluorés, derrière l'Américain Dupont. L'opération ne pose pas de problèmes de concurrence sur la plupart des marchés de produits chimiques en cause, y compris les dérivés d'oxygène et de chlore, ainsi que pour un grand nombre de produits à base de fluor. Par contre, la Commission s'est inquiétée des répercussions sur deux marchés spécifiques, à savoir celui des persels, un matériau brut contenant un agent blanchissant utilisé dans la production de détergents dont Solvay est le premier producteur en Europe, et celui du polyfluorure de vinylidène (PVDF), un polymère à haute performance aisément fusible qui le rend utilisable dans divers procédés de moulage et d'extrusion par injection et compression. En ce qui concerne les persels, la Commission craignait la disparition de la concurrence entre Solvay et son principal rival, l'Allemand Degussa, en raison des liens unissant Ausimont à Degussa au sein de leur coentreprise MedAvox. A eux deux, Solvay et Degussa détiennent plus de 75% des persels dans l'EEE, leurs seuls concurrents étant l'Espagnol FMC Foret et le Finlandais Kemira, beaucoup plus petits. Afin de résoudre ce problème, Solvay a proposé de céder la participation de 50% détenue par Ausimont dans MedAvox, rompant ainsi les liens structurels qui l'unissaient à Degussa. En ce qui concerne le PVDF, marché fortement intégré puisqu'il ne compte que quatre acteurs - Solvay, Ausimont, le Français Atofina et le Japonais Kureha - le rapprochement entre Solvay et Ausimont placerait Solvay et Atofina en situation de position dominante commune. Solvay s'est ainsi engagé à vendre, d'une part, son usine américaine de fabrication de PVDF située à Decatur (Alabama) qui à elle seule représente environ 20% de la capacité mondiale de production de PVDF, et entre 5% et 10% des ventes de ce produit au niveau international et, d'autre part, la participation qu'il détient dans Alventia, une coentreprise de fluorure de vinylidène (matériau brut utilisé dans la production de PVDF) créée avec Dyneon, filiale de l'Américain 3M. La Commission a estimé que ces engagements résolvaient les problèmes de concurrence et autorisé l'opération.

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