Bruxelles, 28/03/2002 (Agence Europe) - Le 27 mars, la Présidence espagnole a fait au nom de l'Union européenne la déclaration suivante:
« L'UE a pris note des résultats de l'élection présidentielle qui s'est tenue le 10 mars dernier en République du Congo (Brazzaville). L'UE considère que cette élection a donné à la population congolaise la possibilité d'exprimer son désir de paix et le refus de la violence. Elle salue le calme et la mobilisation dont la population congolaise a fait preuve. Le processus démocratique qui vient de commencer et que l'UE souhaite voir s'approfondir, constitue un préalable essentiel à une paix durable et au développement du pays dans un contexte de stabilité politique qui garantisse le libre exercice des droits civiques et des libertés fondamentales. L'UE a déployé une mission d'observation électorale du 22 février au 15 mars 2002. Sur la base des conclusions de cette mission, l'UE attire l'attention du gouvernement congolais sur certaines insuffisances constatées lors de l'organisation et de la mise en oeuvre des élections présidentielles, notamment la difficulté d'accès du public aux textes électoraux, les modifications mal maîtrisées des listes électorales, la distribution tardive des cartes d'électeurs, une répartition insuffisamment claire des tâches entre la Commission nationale de l'organisation des élections et l'administration ainsi que l'accès limité de certains candidats aux moyens de communication nationaux. Par ailleurs l'UE déplore la participation réduite des partis de l'opposition tout au long du processus électoral ainsi que le retrait de plusieurs candidats les jours qui ont précédé le scrutin. L'UE invite le gouvernement congolais à mettre en place les mesures correctives pour assurer une meilleure organisation des scrutins en vue des prochaines élections législatives. Elle réitère son appel aussi bien au gouvernement qu'aux partis de l'opposition pour que le dialogue national soit approfondi et maintenu et reste disponible à assister les autorités congolaises dans les activités visant le renforcement de l'état de droit, le respect des droits de l'homme et la consolidation du processus de démocratisation du pays.
Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'Union européenne, Chypre, Malte et la Turquie, pays également associés, ainsi que les pays de l'AELE, membres de l'Espace économique européen, se rallient à la présente déclaration. »