Strasbourg, 05/02/2002 (Agence Europe) - Au cours du débat sur le rapport du libéral suédois Olle Schmidt concernant les activités de la Banque européenne d'investissement en 2002 (voir le résumé dans EUROPE du 2 février, p.13), le président de la banque, Philippe Maystadt, a réaffirmé sa volonté de rendre compte de ces activités devant le Parlement et, en anticipant sur ce qu'il dira dans sa conférence de presse de jeudi prochain, il a indiqué en particulier que la BEI a financé en 2001 des projets dans le domaine de l'environnement - une des priorités du Parlement - avec 6 milliards d'euros de prêts individuels et 2 milliards de prêts globaux, ce qui équivaut à un cinquième des prêts. Le but est que les prêts en faveur de l'environnement atteignent un quart du total, a-t-il rappelé. Quant à un autre souci des députés, il a signalé que les prêts aux PME avaient atteint 800 millions d'euros. Par ailleurs, en répondant au sujet de la priorité attribuée par la Présidence espagnole à la coopération avec la Méditerranée, l'ancien ministre belge des Finances a indiqué que "la BEI est à la disposition du Conseil et de la Commission si on estime qu'elle peut apporter une contribution" dans ce domaine (l'idée d'une banque euro-méditerranéenne, qui, selon M. Prodi, pourrait être éventuellement une filiale de la BEI: NdlR). En répondant à la présidente de la commission économique et monétaire du PE, la sociale-démocrate allemande Christa Randzio-Plath, M. Maystadt a admis le « déséquilibre important » existant à la banque, où l'on trouve une seule femme au niveau le plus élevé, mais il a annoncé la nomination de quatre femmes à des niveaux « senior ».
La BEI « s'efforce d'appliquer les règles prudentielles », mais si on le souhaite, elle est prête à accepter un contrôle supplémentaire extérieur, a indiqué aussi M. Maystadt en répondant aux députés. Quant au Commissaire européen Pedro Solbes, il a rappelé qu'un système d'audit existe déjà, et s'est demandé si, dans ces conditions, un tel contrôle supplémentaire a un sens. En même temps, M.Solbes a reconnu que la possibilité de confier un tel contrôle à la Banque centrale européenne (ce que souhaiterait le Parlement) existe dans le statut de la BCE.
EUROPE reviendra sur le débat et sur le vote.