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Bulletin Quotidien Europe N° 8144
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/pacte de stabilite

En avertissant l'Allemagne, la Commission a fait son devoir, affirme M. Prodi, qui défend M. Verheugen

Strasbourg, 05/02/2002 (Agence Europe) - Les polémiques sur l'avertissement à l'Allemagne dans le cadre du respect du Pacte de stabilité ( la « lettre bleue », comme disent les Allemands, en faisant allusion à la lettre que les enseignants envoient aux parents d'élèves qui ont besoin d'être remis sur la bonne voie) se sont poursuivies à Strasbourg. Lors d'une conférence de presse touchant à d'autres thèmes, le président Prodi a précisé que la décision de la Commission ne repose nullement sur un jugement politique (contrairement à ce que semble supposer le chancelier Schröder: voir EUROPE d'hier, p.8), mais sur les obligations inscrites dans le Pacte de stabilité: « j'ai regretté de le faire, mais j'étais obligé de le faire », a dit M. Prodi, en s'exprimant en anglais. Les déclarations faites par le Commissaire Verheugen au journal « Bild am Sonntag » à ce sujet ne sont pas un exemple de « mauvaise conduite » de la part d'un Commissaire européen, mais d'une « clarification» de sa position. Hier, a indiqué M. Prodi, j'ai parlé longuement avec M. Verheugen, qui a estimé devoir faire ces déclarations suite à des fuites sur ce qu'il avait dit en Commission. Il me l'a expliqué « de façon tranquille et convaincante », de la même manière qu'il avait exprimé ses objections en Commission, « avant de voter pour la décision, comme les autres Commissaires ».

Les parlementaires ne sont pas unanimes. Le président allemand du groupe PPE/DE, Hans-Gert Pöttering, a confirmé son appui à la Commission, en manifestant son « étonnement » face aux déclarations de Gerhard Schröder et de ceux qui semblent croire à un « complot » contre l'Allemagne. A son avis, si le Conseil Ecofin ne suivait pas la Commission, le 12 février, ce serait «une catastrophe » pour la stabilité de la zone euro. Le président espagnol du groupe socialiste, Enrique Baron, est du même avis: la Commission a agi correctement, en respectant les critères sur lesquels l'Allemagne de Helmut Kohl et Theo Waigel avait tant insisté. Et il a plaidé pour un véritable « gouvernement économique européen ». De son côté, le co-président du groupe des Verts/ALE, Daniel Cohn-Bendit, a affirmé que la Commission « ne voit les choses que partiellement » et donne une mauvaise interprétation des difficultés économiques de l'Allemagne qui, à son avis, découlent essentiellement des énormes transferts vers l'ancienne Allemagne de l'Est. Avec ce « petit élargissement », l'Allemagne nous laisse deviner ce que seront les difficultés de l'élargissement de l'Union européenne sur le plan financier, a estimé le vert allemand élu en France.

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