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Bulletin Quotidien Europe N° 8109
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/recherche

Plan d'action Science et Société

Bruxelles, 10/12/2001 (Agence Europe) - A l'invitation du Conseil Recherche du 26 juin dernier, la Commission européenne a adopté une communication sur un plan d'action Science et Société qui s'articule autour de trois axes: - promouvoir l'éducation et la culture scientifique en Europe ; - élaborer des politiques scientifiques plus proches des citoyens ; - mettre une science responsable au coeur des politiques. Ce plan comporte 38 actions qui seront entreprises dès 2002. La Commission entend agir comme un catalyseur en utilisant tous les moyens mis en oeuvre au niveau communautaire. Elle souligne cependant qu'il « ne faudra escompter de résultats significatifs que dans la mesure où les Etats membres s'investiront eux-mêmes dans un effort commun coordonné aux côtés de la Commission ». Parmi les actions envisagées figurent: - la constitution d'un groupe de réflexion avec des journalistes sur la meilleure façon d'assurer une diffusion efficace des informations scientifiques, en stimulant par exemple la création d'une agence de presse scientifique européenne ; - la création d'un forum comprenant des scientifiques et des journalistes ; - la création d'un prix du journalisme scientifique ; - le soutien à la création de produits de grande diffusion (audiovisuel et publications) ; - des possibilités de traduction pour les meilleurs produits de communication grand public ; - une meilleure coordination de la semaine européenne de la science ; - un soutien au développement de cursus européens sur la science et la technologie ; - des actions spécifiques dans le contexte du programmes Socrates ; - la création d'un événement régulier et très visible tel qu'une Convention européenne pour la science (envisagé pour 2004) ; - la tenue de forums locaux et régionaux « science et société » ; - l'organisation de rencontres avec la société civile sous forme d'auditions publiques, de conférences ou de forum électronique interactif ; - la création d'une plate-forme européenne réunissant les réseaux de femmes scientifiques et les organisations ayant pour but d'assurer l'égalité des sexes dans la recherche scientifique ; - l'organisation d'un dialogue international sur les principes éthiques.

Ce plan d'action devrait contribuer à améliorer l'information des citoyens et à réduire le fossé qui les sépare encore trop souvent de la réalité scientifique comme le montre un sondage d'opinion réalisé, dans le cadre de l'Eurobaromètre, auprès de 16 029 personnes entre le 10 mai et le 15 juin 2001 dans les quinze Etats membres. Les Européens s'estiment souvent mal informés sur la science et la technologie (c'est le cas de deux tiers d'entre eux) alors que 45,3% déclarent un intérêt pour ce sujet. Les pays qui manifestent les pourcentages les plus élevés d'intérêt pour la science et la technologie sont pour l'essentiel ceux au sein desquels les systèmes d'éducation produisent le plus de diplômés de l'enseignement supérieur: Suède (64,3% d'intérêt déclaré), Danemark (60,9%), Pays-Bas (58,9%) et France (54%). Deux domaines mobilisent en priorité l'intérêt scientifique des Européens: la médecine (60,3%) et l'environnement (51,6%). Pour s'informer, ils préfèrent regarder des émissions télévisées que de lire des articles sur le sujet (66,4%) mais ils estiment aussi que la plupart des journalistes traitant de sujets scientifiques n'ont pas les connaissances ou la formation nécessaire (53,3%). Les connaissances scientifiques des Européens ont assez peu évolué depuis la dernière enquête en 1992 à une exception: 27,1% des personnes interrogées savaient à l'époque que les antibiotiques sont impuissants contre les virus alors que c'est désormais le cas pour 39,7% d'entre elles. Ils sont encore 48,1% à croire que les gènes du père déterminent si le bébé est un garçon ou une fille. Beaucoup d'Européens ont le sentiment de « comprendre » des sujets d'actualité tels que « la maladie de la vache folle » (76,6%) mais dans le même temps ils sont 49,2% à accorder du crédit à l'affirmation selon laquelle l'ESB est due à l'ajout d'hormones dans la nourriture pour bétail. Cette erreur est nettement moins fréquente au Danemark, en Finlande et en Suède. La perception de la science demeure positive mais l'on ne conçoit plus désormais que la science et la technologie puissent constituer des remèdes absolus à une série de problèmes. Ainsi, 52% des Européens ne croient plus que la science puisse aider à éliminer la pauvreté et la famine dans le monde. Les Européens sont aussi très partagés sur la question de la responsabilité des scientifiques: la proposition selon laquelle les scientifiques sont responsables des usages néfastes que d'autres font de leurs découvertes suscite à peu près autant d'accords (42,8%) que de désaccords (42,3%). 80,3% des Européens adhèrent à l'idée selon laquelle les autorités devraient formellement obliger les scientifiques à respecter les normes éthiques. En matière d'organismes génétiquement modifiés (OGM), l'attitude la plus fréquente (94,6%) est une exigence de choix et une demande d'information. La désaffection des jeunes pour les études et carrières scientifiques est attribuée en premier lieu au manque d'attrait de ces études (59,5%), puis à la difficulté de ces matières (55%). Une majorité d'Européens (56,2%) reconnaissent l'importance d'Internet pour le développement de nouvelles activités commerciales mais seulement 39,4% croient que le Web améliorera la qualité de la vie. Enfin, à peine 59,4% des Italiens sont d'accord pour encourager les femmes à entreprendre des études et des carrières scientifiques alors que 70,8% des Européens sont favorables à une plus grande présence des femmes dans le monde scientifique.

 

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