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Bulletin Quotidien Europe N° 8079
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/turquie

La Turquie "soutient fortement la coalition" contre le terrorisme et dispose d'un "savoir-faire" particulier dans les relations avec l'Afghanistan, déclare Ismail Cem

Bruxelles, 25/10/2001 (Agence Europe) - La Turquie a une "longue expérience de l'Afghanistan" et, étant "probablement le seul pays membre de l'OTAN qui avait accès aux deux parties" de ce pays, elle dispose "d'un savoir-faire" particulier, a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Ismail Cem, jeudi à Bruxelles en s'adressant à quelques journalistes à l'occasion d'une conférence sur la stabilité dans le Caucase, organisée par la Turkish economic and social studies foundation (Tesev). "Comme tous les pays de l'OTAN, la Turquie soutient fortement la coalition (antiterroriste) et lui apporte une assistance", a-t-il ajouté. Toujours dans l'idée de resserrer les liens entre Orient et Occident, Ismail Cem a rappelé dans son discours qu'il avait proposé d'organiser avec l'Union européenne et l'OSCE une conférence pour répondre à une "certaine tendance dans les médias à assimiler le terrorisme avec une religion" (voir EUROPE des 22/23 octobre, p.5). Cette initiative a le soutien du secrétaire général de la Conférence islamique, a précisé le ministre, qui s'est aussi porté en faux contre une tendance dans les pays musulmans "à voir une opposition entre les Etats-Unis et le monde musulman", sentiment qui n'est, selon lui, pas plus fondé que l'amalgame entre terrorisme et islam. M. Cem a appelé les pays voisins de l'Afghanistan à ne pas se livrer à un jeu d'influence dans ce pays, et a dénoncé les pays qui ont "déjà des plans pour la suite, pour placer leurs amis dans les positions clés".

Ismail Cem a averti que "sans stabilité dans le Caucase, il est difficile d'avoir une stabilité en Europe". Il a estimé que les conflits dans le Caucase, entre la Russie et la Géorgie notamment, "s'enflamment encore davantage" depuis le 11 septembre, à cause du sentiment qui se répand "que le moment est venu de régler tous les comptes". Il a aussi affirmé qu'il ne faut pas attendre que tous les conflits de cette région cessent avant de signer un pacte sur sa sécurité. Ce serait, selon lui, répéter "l'erreur" faite au Moyen-Orient.

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