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Bulletin Quotidien Europe N° 8079
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/omc/textiles

Demandes d'Euratex aux pays asiatiques

Bruxelles, 25/10/2001 (Agence Europe) - Le prochain rendez-vous ministériel de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) est « crucial » pour l'industrie européenne des textiles et de l'habillement, indique Euratex, en appelant l'Union à « s'assurer » que l'agenda du cycle « comporte des engagements clairs de la part de tous les membres » à réduire leurs tarifs et à interdire les barrières non-tarifaires dans le secteur.

«Dans le domaine du textile-habillement, la globalisation n'existe pas encore » et « aujourd'hui, il n'y a pas de marché mondial », souligne Jean de Jaegher, le président d'Euratex qui constate: « La plupart des marchés asiatiques et sud-américains sont fermés aux exportations européennes, et les taxes additionnelles prélevées à l'importation en Inde ont pour effet d'augmenter les barrières au-delà de 70% ». Dès lors, estime-t-il, l'Union doit intégrer dans ses priorités pour le futur cycle: - une réduction de tous les tarifs douaniers à 15% ou moins, et leur consolidation, - l'interdiction de toute forme de barrière non-tarifaire restrictive (taxes additionnelles, traitement discrimininatoire, certification, exigences en matière de prix minimum, etc.); - la confirmation de la protection des dessins et modèles textiles, déjà prévue par l'Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle liés au commerce (ADPIC).

« L'industrie européenne du textile-habillement a déjà démontré sa capacité concurrentielle lorsque les marchés sont ouverts », souligne M. Jaegher, en renvoyant à la balance excédentaire que l'Union affiche avec tous les pays industrialisés et à la hausse rapide de ses exportations « dès que les marchés commencent à s'ouvrir », comme dans le cas du Brésil et de la Corée du Sud. « Le moment et venu pour d'autres pays asiatiques d'ouvrir leurs marchés », estime-t-il. Et de refuser, par anticipation, « toute nouvelle concession en faveur de pays tels que l'Inde » . Car, rappelle-t-il, « ces derniers ont eu la possibilité d'obtenir un accès plus important au marché européen en contrepartie de l'ouverture de leurs frontières » mais l'offre, lancée au printemps dernier, « est restée sans réponse ».

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