Gand, 19/10/2001 (Agence Europe) - Le Président et le Premier ministre français, le Premier ministre britannique et le Chancelier allemand se sont réunis pour un mini-Sommet de 40 minutes avant l'ouverture du Conseil européen. L'objectif était de «se coordonner au plus haut niveau sur les opérations en cours ou susceptibles de l'être », cette rencontre a permis «d'étudier les modalités d'une participation supplémentaire aux opérations en Afghanistan et préparé une décision politique qui n'est pas encore prise mais se rapproche », ont précisé des sources françaises à l'issue de la rencontre. Les chefs d'état-major et les ministres de la Défense des trois pays s'étaient déjà réunis le 12 octobre, avant la réunion des ministres européens de la Défense, ont souligné ces mêmes sources. « Pour des raisons bien évidentes de confidentialité », la délégation britannique s'est refusée à tout commentaire. Y aura-t-il d'autres rencontres tripartites, vont-elles remplacer les traditionnelles rencontres franco-allemandes? « Si le besoin se fait sentir, nous nous réunirons à nouveau », a répondu le porte-parole.
Les trois participants à cette rencontre ont écarté les critiques, en soulignant que la rencontre était consacrée à des questions militaires qui ne concernaient que ces trois pays, et qu'il ne s'agissait en rien d'une remise en cause de la politique extérieure et de sécurité commune de l'UE. Selon le porte-parole de Tony Blair, le mini-Sommet «ne change rien à l'organisation et la substance du Conseil européen ». « Le Premier ministre belge Guy Verhofstadt a été informé et a reconnu que la rencontre à trois n'a rien à voir avec la préparation du Sommet à Quinze », indiquait-on de source française. De source allemande, on s'est dit « très étonné des réactions suscitées » par cette rencontre. Il y avait en tout cas accord général à Gand pour faire de la tenue de cette rencontre un événement presque banal. S'ils étaient peut-être dépités, les partenaires des trois grands n'en ont rien montré. Les délégations suédoise et finlandaise, le Premier ministre espagnol, le Représentant pour la Pesc Javier Solana, entre autres, ont déclaré que «si des pays veulent se rencontrer, ce n'est pas un problème ». Quelques diplomates nordiques soulignaient tout de même que «tout dépend de ce qui ressort de ce mini-sommet, si les trois pays disent qu'il faut faire ci et ça, il y aura un problème ».