Bruxelles, 19/10/2001 (Agence Europe) - La commission de l'agriculture du Parlement européen a adopté à l'unanimité le rapport du travailliste britannique Gordon Adam sur la réforme du secteur de l'élevage ovin et caprin. Elle demande que la nouvelle prime forfaitaire à la brebis soit fixée à 30 euros, et non 21 comme le propose la Commission européenne. Pour la chèvre, la prime devrait être fixée à 25 au lieu de 16,8 euros. La commission parlementaire estime aussi que les éleveurs tirant un revenu supplémentaire de la commercialisation de produits issus du lait de brebis ou de chèvre doivent bénéficier des mêmes montants que les autres éleveurs d'ovins, c'est-à-dire 30 euros et non pas le montant réduit (16,9 euros) proposé par la Commission européenne. Le rapport, qui sera voté en plénière la semaine prochaine à Strasbourg, demande aussi que la prime supplémentaire pour les éleveurs des régions défavorisées soit portée de 7 à 9 euros.
Le rapporteur salue les efforts faits par la Commission européenne pour simplifier le régime d'aide, en l'occurrence substituer à l'actuel paiement compensatoire une prime forfaitaire, mais refuse que l'exécutif communautaire fasse des économies sur le dos des éleveurs. M. Adam avait toutefois proposé des montants moins élevés pour ces primes, à savoir 25 euros pour les brebis et 20 euros pour les chèvres.