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Bulletin Quotidien Europe N° 8074
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/avenir de l'europe/suede

M.Persson souligne le rôle que le Conseil et le Conseil européen devraient garder à l'avenir - Selon lui, il n'y a pas de raisons de modifier les dispositions sur la désignation de la Commission

Berlin, 19/10/2001 (Agence Europe) - Le Premier ministre suédois Göran Persson, dans un discours sur l'avenir de l'Europe prononcé le 18 octobre à la Humboldt-Universität à Berlin, a affirmé en particulier (en anticipant sur le débat de vendredi au Sommet de Gand: voir plus haut) que le Conseil européen et le Conseil des ministres "continueront à jouer le rôle central lorsqu'il s'agit de gouverner l'Europe" et a estimé que, "dans une Union où le Conseil garde une telle responsabilité, la Présidence assumera une importance croissante". Selon lui, le Conseil doit avoir un plus grand rôle, étant "l'organe qui peut prendre les (...) décisions nécessaires, et en rendre compte aux citoyens". Nous devons avoir un Conseil Affaires "générales" dans le vrai sens du terme, a estimé M. Persson, pour qui chaque Etat membre pourra décider qui "envoyer à un tel Conseil: vice-premiers ministres, ministres des Affaires étrangères ou ministres aux Affaires européennes: l'important, pour l'Union, c'est que tous les Etats membres soient représentés par des personnalités ayant un clair mandat politique". Quant à la Commission européenne, elle a la tâche "importante de veiller aux intérêts de l'Union dans son ensemble, de prendre des initiatives législatives et de suivre la mise en oeuvre des Traités", remarque-t-il, en ajoutant: "Nous avons convenu des changements dans la désignation de la Commission à Nice, il y a moins d'un an. Je ne vois pas la nécessité de les changer encore une fois".

M. Persson a par ailleurs évoqué: - le statut de la Charte des droits fondamentaux, en affirmant que ce texte "n'est pas suffisamment précis pour être incorporé tel quel dans le Traité". Selon lui, il faudrait plutôt que la Communauté adhère à la Convention européenne des droits de l'homme; - la simplification des Traités, qui "aiderait certainement à gagner le soutien du public à l'Union", mais qui "ne sera pas facile à obtenir sans changer la substance" (raison pour laquelle "nous devrions faire tout ce que nous pouvons, mais nous ne devons pas faire des promesses prématurées sur des améliorations fondamentales"); - une Constitution européenne, mais "quel type de Constitution"? se demande M. Persson, pour qui "l'essentiel, c'est le statut juridique de ce document, et la manière de l'amender". Or, il n'accepterait pas qu'"il puisse y avoir un transfert de compétences du niveau national au niveau européen sans ratification par les parlements nationaux" (et il pense que c'est le cas pour bien d'autres Etats membres); - la répartition des compétences, en estimant qu'une distinction plus claire entre compétences nationales et de l'UE serait utile, mais qu'"elle ne doit pas entraîner un démantèlement de ce que l'UE a obtenu au fil des années", et que l'Union ne doit pas non plus se priver d'instruments dont elle pourrait avoir besoin à l'avenir.

Le Premier ministre suédois a aussi évoqué: - la coopération en matière de Justice et Affaires intérieures, en notant qu'il s'agit de questions qui "dans la plupart des cas, sont mieux réglées au niveau intergouvernemental", mais sans s'opposer au passage à la majorité qualifiée dans certains domaines , comme l'immigration et l'asile; - les coopérations renforcées, un "excellent instrument" , dit-il, en prévoyant qu'il sera utilisé, et que l'UE en aura besoin surtout en vue de l'élargissement; - l'euro, en soulignant que "c'est important aussi pour la Suède que l'euro soit un succès" car "il aura un profond impact sur la situation économique de la Suède, même si elle n'y a pas encore adhéré". M. Persson a rappelé que son parti, le Parti social-démocrate, s'est prononcé pour l'adhésion à l'euro, que l'opposition est partagée, mais qu'une majorité du Parlement suédois est pour, alors que "l'opinion publique est pour l'instant divisée, mais ce qui compte, c'est la réponse lorsque la question sera posée aux Suédois, le moment venu"."La force intégrationniste découlant de l'UEM est formidable", reconnaît-il.

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