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Bulletin Quotidien Europe N° 8065
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/g7

Le G7 s'est montré uni sur le terrorisme mais pas sur des mesures concrètes de relance économique

Bruxelles, 08/10/2001 (Agence Europe) - Réunis samedi à Washington, les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des sept principales puissances industrielles ont consacré une partie de leurs travaux aux conséquences des attentats du 11 septembre, et ont en particulier affiné leur stratégie pour « tarir les financements du terrorisme ». En effet, le G7 s'est mis d'accord (avec l'appui de la Russie, présente à une partie de la réunion) sur un plan d'action comportant les mesures suivantes: - application « plus vigoureuse » des résolutions 1333 et 1373 de l'ONU demandant à tous les pays de « geler les fonds et actifs, non seulement d'Oussama ben Laden et de ses associés, mais de tous les terroristes dans le monde » ; - échange d'informations sur les comptes bancaires douteux ; - mise en place de règles de transparence et d'intégrité applicables à toutes les places financières, y compris les centres offshore et autres paradis fiscaux. Si ces derniers ne se soumettent pas à ces règles, le G7 pourrait les sanctionner. Selon le ministre français des Finances, Laurent Fabius, ces sanctions (dont le détail n'est pas spécifié dans le communiqué du G7) pourraient consister à interdire à des banques ou institutions récalcitrantes d'exercer leurs activités dans les pays riches ou à inciter la Banque mondiale et le Fonds monétaire international à exiger des pays aux législations laxistes qu'ils adoptent les normes internationales. De plus, le Groupe d'action financière international de l'OCDE (Gafi) a été mandaté par le G7 afin qu'il élargisse le champ de ses compétences à la lutte contre le financement du terrorisme et qu'il fixe des normes de transparence.

Concernant la situation économique mondiale, le G7 s'est engagé à « prendre les mesures nécessaires pour augmenter la croissance et protéger la santé des marchés financiers », sans préciser aucune mesure concertée de relance. Les ministres se sont contentés de rassurer. « Tout en prenant compte des incertitudes à court terme, nous sommes confiants dans les perspectives » de reprise, affirment-ils dans leur communiqué. Le secrétaire américain au Trésor, Paul O'Neil, a expliqué que "chaque pays devrait prendre des mesures pour obtenir le taux de croissance le plus élevé", ajoutant que « les circonstances particulières de chaque pays devraient déterminer » ces mesures. Les ministres européens ont rappelé à leurs homologues américain, canadien et japonais, qu'ils ne pouvaient pas, contrairement à Washington et Ottawa, pratiquer la relance par voie budgétaire, à cause de leurs engagements à réduire les déficits publics. « Il y a des raisons d'être confiants et de croire que le ralentissement en cours dans la zone euro sera de courte durée », a déclaré pour sa part le président de la Banque centrale européenne, Wim Duisenberg, avant de répondre aux ministres européens qui insistent sur la marge de manœuvre dont dispose encore la BCE pour jouer sur le niveau des taux d'intérêt: « nous pensons que notre politique monétaire actuelle est la bonne pour rester en ligne avec la stabilité des prix, tant qu'aucune information nouvelle ne viendra le contredire ».

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