Strasbourg/Bruxelles, 17/09/2001 (Agence Europe) - La préfecture du Bas-Rhin a opposé, lundi, un « démenti formel » à l'article du Sunday Telegraph selon lequel un attentat au gaz sarin, préparé par des cellules terroristes financées par Oussama ben Laden, aurait pris pour cible le Parlement européen lors de sa session plénière de février à Strasbourg. Selon l'hebdomadaire britannique, cet acte manqué, qui devait marquer le début d'une vague d'attentats contre plusieurs institutions en Europe, aurait été déjoué après une série d'opérations menées par la police allemande.
«A notre connaissance, il n'y a eu aucun projet d'attentat déjoué contre le Parlement européen à Strasbourg, ni par gaz sarin, ni par un autre moyen», a déclaré un porte-parole de la préfecture, cité par l'AFP. Un responsable du Parlement a par ailleurs rappelé à l'agence Belga qu'en février dernier une série d'articles de presse s'étaient fait l'écho de menaces terroristes pesant sur la ville de Strasbourg, mais que ces menaces de caractère général n'ont jamais pris nommément le PE pour cible. EUROPE croit savoir que les services de sécurité français n'ont détecté à aucun moment un quelconque signe qui aurait pu permettre d'identifier le Parlement comme une cible pour un attentat. «L'amalgame» fait dans cet article relèverait du «fantasme», selon un expert.
Au Parlement européen, on précise toutefois qu'à la suite des attentats perpétrés aux Etats-Unis, des consignes ont été données au service de sécurité afin d'appliquer les règles existantes de manière plus rigoureuse, notamment en ce qui concerne les contrôles d'accès. Certaines mesures supplémentaires ont aussi été prises. Les autorités nationales concernées ont par ailleurs mis en place des dispositifs renforcés pour assurer la sécurité extérieure des bâtiments des institutions européennes. A Strasbourg, cela s'applique au Parlement européen mais aussi au Conseil de l'Europe, à la Cour européenne des droits de l'Homme et aux représentations diplomatique, dans le cadre du plan Vigipirate mis en place sur le territoire français.