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Bulletin Quotidien Europe N° 8049
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/omc/chine

Accord sur l'adhésion de la Chine

Bruxelles, 17/09/2001 (Agence Europe) - L'Organisation mondiale du Commerce (OMC) a donné lundi son « feu vert » à l'accession de la Chine qui attend depuis plus de quinze ans sur le seuil de l'institution. La décision deviendra effective trente jours après la fin de la procédure de ratification nationale soit, selon toute vraisemblance, au début de l'année prochaine. Dans la foulée, la candidature - connexe - de Taïwan en tant que Taïpeh chinois devait être approuvée par le groupe de travail compétent, ce mardi. Le groupe de travail sur l'accession de la Chine a recommandé aux 142 pays membres d'entériner l'adhésion de Pékin lors de la ministérielle de Doha (9-13 novembre).

« Ce soir, le groupe de travail sur l'accession de la Chine a achevé ses travaux (…). Les négociateurs des gouvernements membres ont oeuvré sans relâche et les résultats sont éloquents. Nous sommes très près d'intégrer la Chine dans le système commercial multilatéral», s'est félicité Mike Moore, le Directeur général de l'OMC, vendredi, à l'issue d'une semaine d'intenses négociations informelles, prolongées de quelques heures suite aux attentats qui ont endeuillé les Etats-Unis.

Le groupe s'est à nouveau réuni, lundi, pour entériner le résultat de ces pourparlers informels, jalonnés par la conclusion du dernier accord bilatéral en suspens, entre Pékin et Mexico, et l'agrément d'une formule de compromis sur le traitement des assureurs étrangers dans le pays, objet d'une brouille persistante entre Bruxelles et Washington qui constituait l'ultime obstacle à l'accession. Cette formule, apte à satisfaire les revendications des uns et des autres sur le secteur, reflète les promesses que Pékin avait faites en 1999, aussi bien à l'UE qu'aux Etats-Unis, tout en rappelant l'exigence de non discrimination à laquelle sont tenus de répondre tous les membres de l'OMC. A Bruxelles, la satisfaction était entière et l'on interprétait ce résultat comme l'agrément d'une « même règle pour tous », autrement dit, « si cette règle varie, elle varie pour tous ». Le sentiment était le même du côté américain, où le négociateur en chef Jeffrey Bader a quant à lui évoqué « un langage qui préserve les engagements de la Chine vis-à-vis des Etats-Unis ». Rappelons que le désaccord transatlantique portait sur le traitement du géant américain AIG, qui fait figure de pionnier des assureurs étrangers en Chine et dispose en tant que tel d'un contrôle de 100% sur ses opérations, alors que Pékin s'était entendu avec l'Union pour plafonner les participations étrangères dans les « joint ventures » sectorielles à 50%.

Après la finalisation du document de 800 pages, qui détaille les engagements de la Chine à ouvrir son marché aux biens et services étrangers et à respecter les règles du jeu commercial, le groupe de travail a recommandé aux ministres du commerce des 142, d'accueillir ce nouveau membre parmi eux à Doha. Le Commissaire européen Pascal Lamy s'est dit « très satisfait de voir plus de 15 années de dur labeur porter ses fruits. L'OMC vise à lier pacifiquement les parties entre elles à travers des liens commerciaux étroits au sein d'un système multilatéral », a-t-il rappelé, en se félicitant que « en ces moments difficiles, le travail important qui vient de s'achever aujourd'hui à Genève procure à ce système et à nous tous un très précieux élan de confiance et d'espoir dans l'avenir ». Pour Long Yongty, le négociateur en chef de Pékin, ce résultat tant attendu marque « la fin du commencement » d'un long processus de mise en oeuvre des textes complexes que son pays négocie depuis 1986, date à laquelle il a déposé sa candidature auprès du GATT, l'ancêtre de l'OMC.

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