Bruxelles, 14/09/2001 (Agence Europe) - Le programme d'action concernant la stratégie communautaire en matière d'égalité entre les femmes et les hommes (2001-2005), qui a été adopté par la Commission en juin 2000, a été officiellement lancé le 13 septembre à Bruxelles en présence de la vice-première ministre belge et ministre de l'Egalité des chances Laurette Onkelinx et de la Commissaire Anna Diamantopoulou (voir EUROPE du 5 septembre, p.16).
Présentant à la presse la structure de ce programme d'action, dont le montant est de 50 millions d'euros sur cinq ans, Anna Diamantopoulou a rappelé qu'il s'articulait autour de cinq objectifs: 1) égalité dans la vie économique; 2) égalité dans la vie sociale; 3) modification des rôles et élimination des stéréotypes; 4) égalité dans la vie civile; 5) égalité de la participation et de la représentation. En outre, les actions envisagées tournent autour de deux piliers: a) un pilier mainstreaming (intégration, dans les différents services de la Commission, d'actions concrètes pour les femmes dans toutes les politiques, activités et programmes existants); b) un pilier spécifique visant à combattre toutes les formes de discrimination que rencontrent les femmes sur leur lieu de travail (voir EUROPE du 8 juin 2000). Pour la Commissaire, "le succès de ce nouveau programme dépend principalement de l'engagement des ONG, des partenaires sociaux et des autorités politiques nationales, régionales et locales".
Laurette Onkelinx, se référant aux cinq priorités présentées par Mme Diamantopoulou, a indiqué que, alors que "nous devons avancer de concert sur ces cinq voies, la Présidence belge a pour mission de faire de la promotion de l'égalité des femmes et des hommes dans la vie économique sa priorité et a choisi de travailler plus particulièrement sur les inégalités salariales (...) qui sont aussi vieilles que le travail des femmes". Au niveau européen, a rappelé Mme Onkelinx, "les femmes travaillant à temps plein ne gagnent que 75% du salaire des hommes. Le pourcentage varie de 71% à 90%, les pourcentages de 80% et plus étant enregistrés en Allemagne de l'Est, dans les pays nordiques, au Luxembourg et en Belgique et les plus bas aux Pays-Bas, au Portugal, en Autriche et au Royaume-Uni. Un écart salarial qui peut s'expliquer, selon la ministre, par les différences en matière de formation des femmes, de déroulement de leur carrière, de ségrégation horizontale et verticale du marché du travail ou encore de sous-évaluation des fonctions féminines.