Strasbourg, 10/09/2001 (Agence Europe) - En adoptant, à l'issue de son débat d'urgence de jeudi, une résolution sur la situation en Mauritanie, le PE déplore le harcèlement auquel les opposants politiques sont depuis longtemps soumis dans ce pays, et demande la remise en liberté immédiate et inconditionnelle de M. Melainine, ancien ministre devenu opposant au président Ould Taya, et de deux autres membres du FPM, condamnés à cinq ans de prison pour conspiration (le Parlement sollicite la reprise de leur procès devant un tribunal garantissant le droit à un procès équitable et en présence d'observateurs internationaux). Il estime par ailleurs que les élections législatives et municipales prévues en octobre prochain doivent être reportées afin de permettre la participation de tous les acteurs politiques, et demande à l'UE d'ouvrir des consultations avec la Mauritanie, conformément à la procédure de suspension prévue par l'article 96 de l'Accord de Cotonou.