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Bulletin Quotidien Europe N° 8044
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/gymnich

Avancées sur la politique en Macédoine et le débat sur l'avenir de l'Europe - Volonté d'une politique active au Proche-Orient - Unité à Durban - Autres sujets de discussions

Genval, 10/09/2001 (Agence Europe) - L'engagement à poursuivre la présence militaire des Etats membres de l'Union européenne en Macédoine, probablement sous l'égide de l'OTAN et avec mandat des Nations Unies, et le consensus apparu sur plusieurs aspects de la préparation du débat sur l'avenir de l'Europe ont été les principaux résultats de la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères des Quinze (de type Gymnich) des 8 et 9 septembre à Genval, près de Bruxelles. Les Quinze ont aussi évoqué le Moyen-Orient, pour déplorer la dégradation de la situation et réaffirmer leur engagement à jouer un rôle diplomatique fort. L'agenda a été fortement modifié parce que les ministres ont entamé leur réunion par une discussion sur la Conférence de Durban sur le racisme, où les dernières tractations étaient en cours. Ainsi, plusieurs sujets n'ont pas pu être évoqués (mouvements antimondialisation, Russie, Ukraine, Livre blanc sur la Gouvernance), ou l'ont été brièvement.

Lors de la conférence de presse finale, le président du Conseil Louis Michel s'est félicité de ce que "de plus en plus, les positions politiques (des Quinze) soient unies, consensuelles et relativement claires". Il a tout particulièrement souligné l'unité des Quinze à Durban ("et même des vingt-huit, avec les pays candidats"), pour affirmer que "l'Union très unie peut être un acteur important pour les grands projets mondiaux". En marge du déjeuner de samedi, consacré exclusivement à la Conférence de Durban et à des contacts avec les principaux participants et organisateurs de la Conférence, tous les participants à la réunion de Genval ont souligné l'importance cruciale de l'unité des Quinze, et le rôle "déterminant" que l'Union a ainsi pu jouer, en "montrant sa capacité à peser sur la scène internationale. Le Haut Représentant pour la PESC Javier Solana comme le Commissaire Chris Patten ont "rendu hommage" devant la presse à Louis Michel, qui représentait l'UE à la Conférence (et n'était donc pas présent au Gymnich samedi), pour son action à Durban.

Après avoir débattu de la politique de l'UE au Proche-Orient et en Macédoine et de l'avenir de l'Europe (voir plus loin), le Gymnich a aussi évoqué: - l'Afrique; - Cuba; - la Libye: le ministre italien des Affaires étrangères Renato Ruggiero a indiqué que le colonel Kadhafi (qu'il a récemment rencontré en Libye) souhaite normaliser les relations avec l'Union européenne. "Les Quinze ont décidé de poursuivre les contacts pour évaluer la situation", a souligné Louis Michel.

La réunion s'est achevée par un déjeuner avec les pays candidats (voir autre nouvelle).

- Afrique: Louis Michel a précisé ses intentions pour la réunion ministérielle UE/Afrique qui se tiendra le 11 octobre. Huit thèmes seront abordés, a-t-il expliqué à la presse: la coopération régionale, le sida, la sécurité alimentaire, la prévention des conflits, l'environnement, la restitution des biens culturels, la dette et les droits de l'homme. Sur le plan politique, la réunion devrait faire le point sur la transition de l'OUA vers une "Union africaine", la "nouvelle initiative africaine" et les conflits. Une réunion sera organisée le 10 octobre avec les pays promoteurs de la nouvelle initiative africaine, ainsi qu'avec le Secrétaire général et le président de l'OUA. Louis Michel a indiqué par ailleurs que sa visite en Afrique centrale avec le Haut Représentant Javier Solana, prévue du 12 au 17 septembre, serait reportée afin que les Commissaires Patten et Nielson puissent également être présents. L'objectif de la visite, a-t-il dit, est de donner un "signal fort, efficace et concret" de l'engagement européen.

- Cuba: Louis Michel a rendu compte de sa visite officielle à Cuba les 23 et 24 août et de sa rencontre avec Fidel Castro. Les ministres se sont dits favorables à ce que l'UE crée les conditions d'une reprise du dialogue, interrompu par La Havane il y a un an, après que l'UE ait soutenu une résolution de l'ONU sur les droits de l'homme à Cuba. M. Michel a précisé toutefois que "pour cela, Cuba doit donner des signes qui n'ont pas encore eu lieu". Pour le ministre espagnol Josep Piqué, "c'est Cuba qui a décidé de quitter le dialogue, s'ils veulent le reprendre, très bien". La proposition belge d'une reprise du dialogue sans condition préalable est "très raisonnable", mais "il existe une position commune claire de l'UE, qui sera maintenue", a-t-il déclaré à la presse. Cette position, adoptée en 1996 sous la pression espagnole, lie le renforcement de la coopération à l'évolution de la démocratie à Cuba.

- Zimbabwe: le ministre britannique Jack Straw est intervenu brièvement pour résumer les travaux de la réunion du Commonwealth qui s'était tenue à Harare, et a espéré que les accords d'Abudja seront appliqués.

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