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Bulletin Quotidien Europe N° 8000
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/bce

La Banque maintient ses taux - Inquiétude de M. Duisenberg quant à la détermination des Etats membres à maintenir l'équilibre budgétaire

Francfort, 05/07/2001 (Agence Europe) - Le 5 juillet, le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne a maintenu ses principaux taux inchangés. Ainsi, le taux de soumission minimal appliqué aux opérations principales de refinancement reste à 4,50% et ses taux plafond et plancher à 5,50% et 3,50%.

Lors de sa conférence de presse, le président Wim Duisenberg a expliqué, comme il l'avait déjà fait à Strasbourg (voir EUROPE d'hier, p.9), que "globalement, notre politique actuelle devrait assurer la stabilité des prix dans le moyen terme". Et, en répondant à des questions, il a répété: c'est la position du Conseil des gouverneurs, et elle "le restera pendant un moment". "S'il n'y a pas d'autres chocs défavorables", il est "probable" que le taux annuel d'inflation, qui a augmenté surtout suite aux tendances récentes des prix de l'énergie et des produits alimentaires, retombera "au-dessous de 2% en 2002", a-t-il dit dans son exposé introductif. Les perspectives d'une croissance économique non inflationniste peuvent être "encouragées d'une manière significative par des réformes structurelles décisives", a martelé en outre M. Duisenberg, qui a insisté: "Des retards dans l'introduction de telles réformes pour des raison d'ordre cyclique iraient au détriment des opportunités de croissance à moyen terme". Il faut respecter les engagements pris avec le Pacte de stabilité, a-t-il réaffirmé". Et, interrogé sur la possibilité que l'Italie et l'Allemagne parviennent à atteindre l'équilibre budgétaire seulement en 2006, il a répliqué: la question a été évoquée aujourd'hui (avec le président du Conseil Ecofin Didier Reynders et le Commissaire Pedro Solbes). Et il admis: "Nous voyons quelques glissements dans la détermination d'aller vers un réel équilibre budgétaire ou un certain excédent. C'est une préoccupation que nous avons exprimée. C'est une préoccupation que j' exprimerai encore".

Par ailleurs, M.Duisenberg a répondu à des questions sur: - la faiblesse de l'euro: notre "conviction" est que l'euro continue d'avoir un "haut potentiel d'appréciation", a-t-il répété; - sa participation aux travaux de l'Eurogroupe: je serai à la prochaine réunion de l'Eurogroupe (la semaine prochaine), a-t-il assuré, et en répondant implicitement à ceux qui (comme M. Reynders) lui reprochent de ne pas y être à chaque fois, il a rappelé que "normalement, je suis le porte-parole" (de la BCE), mais qu'il y a d'autres "collègues qualifiés" qui peuvent le remplacer; - les reproches de certains responsables américains selon lesquels la BCE ne ferait pas assez pour la croissance mondiale: je ne commente pas la politique monétaire des autres, ce qui signifie aussi que "je n'écoute pas les conseils" que je reçois de l'extérieur, a-t-il répondu.

Quant au vice-président de la BCE, Christian Noyer, il a indiqué en particulier à la presse que le Conseil des gouverneurs avait lancé un appel aux gouvernements "à d'autres niveaux" et aux entreprises de suivre l'exemple de l'Eurogroupe (qui s'est engagé à ce que la conversion en euro sera "neutre" en termes de prix, ou arrondie en faveur des consommateurs), et qu'il avait encouragé les consommateurs à suivre avec vigilance les mouvements des prix.

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