Strasbourg, 04/07/2001 (Agence Europe) - Le nouveau Président du Conseil de l'UE, Louis Michel, a fait au Parlement européen, mercredi, une déclaration sur la situation en Macédoine, en précisant que, à ce stade, la Présidence belge poursuit et encourage le dialogue politique. L'Union poursuivra son action sur le volet de la sécurité, en coordination avec l'OTAN, a-t-il indiqué. Le Commissaire aux relations extérieures Chris Patten a affirmé que l'aide "substantielle" que la Commission pourra apporter dans la région dépendra de la conclusion d'un accord politique entre les parties sur le terrain. Il n'est pas trop tard pour éviter la catastrophe, a dit M. Patten, en invitant ceux qui ont une influence sur les rebelles au Kosovo à les éloigner de l'abîme.
Il est temps de songer à une véritable stratégie pour les Balkans, a affirmé la présidente de la Délégation du PE pour l'Europe du Sud-Est, l'Allemande Doris Pack, parlant pour le PPE. Quant à la solution des problèmes en ARYM, elle ne pourra en aucun cas être cherchée dans une division selon des critères ethniques: l'attribution d'un droit de véto à un vice-président albanais serait, selon elle, un très mauvais signal. L'Autrichien Johannes Swoboda, parlant pour le groupe socialiste, est d'accord avec cette affirmation. M. Swoboda voudrait avoir des informations sur la provenance des armes dont dispose l'UCK et sur les déclarations faites récemment (voir EUROPE du 29 juin, page 4) par l'Envoyé de l'UE à Skopje François Léotard, qui semblent en contradiction avec ce qu'affirment Conseil et Commission. La situation en Macédoine, constate l'Espagnol Pere Esteve pour le groupe libéral, influence de façon négative les efforts économiques et les investissements directs dans deux pays voisins, et candidats à l'adhésion, la Bulgarie et la Roumanie. Pour les Verts, le Néerlandais Jan Lagendijk a demandé à la Commission si elle entend établir un lien entre un accord politique et le soutien de l'Union seulement pour les aides nouvelles ou aussi pour les aides existantes. Et il s'interroge: qui va discuter avec les rebelles, M. Léotard ? mais on ne le laisse presque pas bouger... A son avis, il y a là un chaînon manquant. Mihail Papayannakis, pour la Gauche unitaire, aurait voulu savoir si les déclarations de M. Léotard étaient des déclarations officielles ou une simple "gaffe". L'ancien représentant de l'ONU Bernard Kouchner a été mis en cause, lui, par Jannis Sakellariou, social-démocrate allemand: M. Kouchner aurait dû désarmer les rebelles au Kosovo, il ne l'a pas fait et maintenant il faut corriger les erreurs du passé. Si l'OTAN nous aide maintenant à désarmer l'UCK, c'est bien, a dit M. Sakellariou, mais il faut les appeler par leur nom: ce ne sont pas des rebelles, mais des terroristes.
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