Bruxelles, 04/07/2001 (Agence Europe) - Les ministres du Tourisme des Quinze, des pays candidats à l'adhésion, de l'Espace économique européen et de la Suisse, réunis les 1er et 2 juillet à Bruges sous la présidence de Renaat Landuyt et avec la participation d'Erkki Liikanen (voir EUROPE des 2 et 3 juillet, p.14), ont adopté à l'unanimité des conclusions visant à établir progressivement une politique européenne du tourisme. Ils insistent sur la nécessité de: - rendre les activités touristiques accessibles à certains groupes cibles; - accorder, dans les différents programmes communautaires (FSE, FEDER, etc.), une attention accrue aux projets qui ont un effet positif sur la participation d'une population ou de groupes cibles au tourisme, sous l'angle du bien-être social et économique; - introduire, dans les programmes de formation pour les professionnels du secteur touristique, des modules axés sur l'accueil et le service aux personnes handicapées; - aboutir à une simplification des systèmes de labellisation de l'accessibilité aux infrastructures.
En ce qui concerne le processus "Tourisme et Emploi", la Conférence ministérielle estime que "la méthode de coordination ouverte lancée au Conseil européen de Lisbonne, peut convenir à la collaboration entre Etats membres en matière de tourisme, dans le respect de la subsidiarité, le Conseil pouvant jouer un rôle de pilotage.
La conférence invite la Commission européenne à présenter, au cours des prochains six mois et au plus tard lors du Conseil du 26 novembre, la communication "Framing the Future for European Tourisme".
A propos de la Conférence "Tourisme pour tous", Renaat Landuyt a souligné que ce concept signifiait, pour les hommes politiques, permettre à leurs populations d'avoir des vacances. Se basant sur une enquête Eurobaromètre d'avril-juin 2001 sur ce thème, Renaat Landuyt note que: 1) chaque Etat membre concrétise à sa façon les notions de tourisme social ou de tourisme pour tous; 2) il existe dans chaque Etat membre, à l'égard de la population dans son ensemble ou de groupes cibles spécifiques (jeunes, personnes âgées, personnes vivant sous le seuil de pauvreté, chômeurs et handicapés), des initiatives et des incitants permettant de participer au tourisme (en faisant des excursions d'une journée par exemple).
Au cours de la conférence de presse finale, M. Landuyt a souligné que toutes les délégations avaient accepté de simplifier l'accès au tourisme, y compris pour favoriser la mobilité des personnes les moins valides. "Selon les derniers chiffres, 32 millions de personnes souffrent d'un handicap, provisoire ou permanent, en Europe. Il est donc nécessaire de mener une politique européenne en la matière", a-t-il commenté en notant aussi le très grand nombre de labels et d'initiatives de normalisation pour les personnes souffrant d'un handicap. "Il faut que les personnes handicapées désirant voyager en Europe puissent bénéficier d'informations claires et transparentes sur tous les aspects des opportunités touristiques", a-t-il dit.
Signature d'une Convention de coopération entre la CES et le BITS
A l'issue de la Conférence ministérielle, le Secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES) Emilio Gabaglio et celui du Bureau international du Tourisme social (BITS) Urbain Claeys ainsi que le Président du BITS/UE Eduardo Graça ont signé une Convention de coopération.
Le BITS et la CES considèrent que "le tourisme social et associatif joue une fonction irremplaçable d'intégration et de cohésion sociale", et que "son apport est considérable tant au niveau de la création d'emplois que dans le développement de beaucoup de régions de l'UE" (le BITS/UE est une nouvelle section créée au sein du BITS, et sera l'interlocuteur unique des institutions européennes en matière de tourisme social et associatif).