Bruxelles, 25/06/2001 (Agence Europe) - Le Danemark a annoncé qu'il n'avait pas l'intention de restreindre l'accès à son marché de travail pour les travailleurs en provenance des futurs pays membres d'Europe centrale et orientale. Après la Suède et les Pays-Bas, il est ainsi le troisième Etat membre de l'UE à déclarer qu'il ne va pas appliquer la période transitoire de maximum sept ans que l'UE -à la demande de l'Allemagne et de l'Autriche- est en train de négocier avec neuf des dix pays candidats d'Europe de l'Est (aucune période transitoire est demandée par l'UE pour Chypre et Malte). Selon le ministre danois des Affaires étrangères, Mogens Lykketoft, le marché danois de l'emploi ne risquera aucunement d'être submergé par des travailleurs des nouveaux pays membres. Le gouvernement se réserve néanmoins le droit d'y avoir recours au cas où -contre toute attente- l'influx de travailleurs de l'Est perturberait son marché de l'emploi. Cette annonce répond à la demande de plusieurs des pays candidats que les quinze membres actuels précisent quel régime national d'accès au marché de travail ils appliqueront après l'élargissement. La Hongrie avait lié son accord à la fermeture du chapitre "libre circulation des personnes" à l'obtention de déclarations politiques de la part des Quinze en faveur d'une amélioration substantielle de l'accès au marché des travailleurs hongrois.Après avoir obtenu récemment une déclaration de l'UE, la Hongrie s'attend maintenant à ce que tous les Etats membres fassent connaître leurs intentions sous forme de déclarations bilatérales.