Luxembourg, 28/05/2001 (Agence Europe) - L'apprentissage des langues étrangères au sein des systèmes scolaires de l'UE est marqué par la diversité, en particulier dans l'âge d'introduction de la première langue, mais aussi par une relative uniformité, l'anglais confirmant, de loin, sa place de langue étrangère la plus enseignée. Telles sont les principales conclusions d'un rapport publié la semaine dernière par Eurostat.
L'apprentissage de la première langue étrangère est obligatoire dès le primaire ou le début du secondaire dans tous les pays de l'UE, sauf l'Irlande. C'est au Luxembourg que les écoliers commencent le plus tôt leur apprentissage (dès 6 ans) et en France, au Royaume-Uni (11 ans pour les deux pays) et dans la Communauté flamande de Belgique (12 ans) qu'ils commencent le plus tard. En dehors de l'Union, l'enseignement d'une langue étrangère commence le plus tôt en Norvège et à Malte (6 ans) et le plus tard en Islande, en Pologne, en Bulgarie et en Slovénie (11 ans dans chacun de ces pays).
A la différence du primaire, l'apprentissage d'une langue étrangère est généralisé dans l'UE au niveau du secondaire inférieur de l'enseignement général. L'anglais s'avère de loin la langue étrangère la plus enseignée: 93 % des élèves l'apprenaient en 1998/1999. Ce pourcentage dépassait 90 % dans tous les Etats membres de l'UE et de l'AELE, excepté dans les Communautés francophone et néerlandophone de Belgique (respectivement 39 et 49 %), au Luxembourg (53 %) et en Italie (81 %). Dans les pays candidats à l'adhésion, la prédominance de l'anglais était un peu moins marquée, la proportion d'élèves l'apprenant dans le secondaire inférieur variant de 33 % en Hongrie à 84 % en Estonie et à 100 % à Malte et à Chypre.
Quant à l'étude du français et de l'allemand dans l'UE, elle concernait en 1998/1999 respectivement 33 % et 13 % des élèves du secondaire inférieur, contre 28 % et 20 % dans le secondaire supérieur. L'étude du français était beaucoup plus fréquente dans la Communauté flamande de Belgique et au Luxembourg (97%), en Grèce (81 %) et en Irlande (75 %), et limitée en Autriche (4 %), au Danemark (5 %) et en Finlande (9%). L'allemand était surtout étudié au Luxembourg (96 %) et au Danemark (60 %) et beaucoup plus rarement en Communauté francophone de Belgique, en Espagne et en Italie (2 % chacun).
Au sein des pays candidats, l'enseignement du français était particulièrement développé dès le secondaire inférieur à Chypre et en Roumanie, mais demeurait limité ailleurs. En revanche, l'allemand y était enseigné dans des proportions supérieures à la moyenne de l'UE, sauf à Malte et en Roumanie. Enfin, si le pourcentage d'enfants apprenant le russe était minime au sein de l'UE, il était nettement plus important dans les pays candidats, en particulier en Bulgarie, en Estonie, en Lettonie, en Lituanie et en Pologne.