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Bulletin Quotidien Europe N° 7972
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/social

Le groupe de coordination syndicale demande un "tableau de bord social" à la Commission

Bruxelles, 28/05/2001 (Agence Europe) - Le Groupe de coordination syndicale du Parlement européen, réuni le 15 mai à Strasbourg sous la présidence du travailliste britannique Stephen Hughes, a examiné les lacunes de la politique sociale menée actuellement par la Commission européenne, lors d'une discussion sur le thème "Mise en oeuvre de l'agenda social dans le cadre de la stratégie de Lisbonne et de Stockholm".

La socialiste belge Anne Van Lancker, rapporteur du PE sur l'Agenda social européen, a regretté que la Commission n'ait toujours pas fourni un "tableau de bord" clair en matière sociale et n'ait donc toujours pas déterminé avec précision ses réelles priorités d'action pour les années à venir. En outre, elle a critiqué la Commission pour avoir laissé en suspens une série de dossiers importants, comme le travail intérimaire, la révision de la directive sur les comités d'entreprise européens, la qualité de l'emploi (sur laquelle est annoncée une communication), ou encore la directive information-consultation des travailleurs (qui sera à l'ordre du jour du Conseil Social du 11 juin prochain). Le Secrétaire général adjoint de la Confédération européenne des Syndicats (CES), Jean Lapeyre, a apporté l'appui de la CES aux propos de Mme Van Lancker, surtout en ce qui concerne le "tableau de bord social", tout comme les députés européens Bartho Pronk, Ieke van den Burg et Philippe Herzog qui plaident pour "un instrument politique clair expliquant les priorités et les responsabilités de la Commission". Pour Jean Lapeyre, "il y a également un problème politique", car la Commission "ne veut pas préciser les instruments (dialogue social, méthode ouverte de coordination, législation) qu'elle veut utiliser pour donner un élan à ces dossiers". Selon lui, il semble que la Commission oriente de plus en plus son choix vers la méthode de coordination ouverte, ce qui suppose une non participation des partenaires sociaux et du PE et donc plus de pouvoirs à la Commission". Quant au concept de "la responsabilité sociale des entreprises, M. Lapeyre estime qu'il devient à la mode parce "qu'il crée l'illusion qu'il n'y a plus de rapport de force dans les entreprises". "Quatre Commissaires européens se partagent ce dossier: Lamy, Bolkestein, Liikanen, Diamantopoulou", a-t-il rappelé en conclusion.

Rappelons que le Groupe de coordination syndicale du PE rassemble les députés de cinq groupes politiques (PSE, PPE/DE, ELDR, Verts et GUE/NGL) ainsi que des représentants de la Confédération européenne des syndicats.

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