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Bulletin Quotidien Europe N° 7967
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/socialistes francais

Mme Berès et M.Duhamel soulignent l'importance de l'"Après-Nice"

Strasbourg, 17/05/2001 (Agence Europe) - Le Parlement européen votera à sa mini-session de fin mai le rapport de Mendez de Vigo/Seguro sur le traité de Nice et l'avenir de l'Europe. Il s'agit, a affirmé, lors d'un déjeuner de presse à Strasbourg, la socialiste française Pervenche Berès, d'un texte solide, qui dit ce qu'on veut à l'avenir et plaide pour l'adoption de la méthode de la Convention, comme le souhaitent en particulier les socialistes français. Au sein de la nouvelle Convention qui préparera la prochaine CIG, la formule des quatre composantes (gouvernements, parlements nationaux, Parlement européen et Commission) doit être maintenue, même si l'équilibre peut être différent par rapport à la Convention qui a rédigé la Charte des droits fondamentaux. Si on en excluait les gouvernements, a constaté Mme Berès, ils se réuniraient ensuite entre eux ; quant aux parlements nationaux, ils ont tout à gagner de cette méthode, qui assure leur participation effective au processus. Une des « magies » de la Convention sur la Charte tenait aux personnes, admet Mme Berès, en ajoutant que le fait est que cette méthode a aussi conduit à des prises de position où ce n'était pas le plus petit dénominateur commun qui l'emportait. Les socialistes français doivent, conclut-elle, veiller à la composition et aux compétences dévolues à la Convention et à l'articulation de ses travaux avec ceux de la future Conférence intergouvernementale.

Faut-il que le Parlement européen dise non au traité de Nice ? Le Parlement se ridiculiserait s'il votait un texte « vengeur », a estimé à la même occasion le socialiste français Olivier Duhamel qui voit dans ce traité, plutôt qu'un « grand recul », un « scandaleux non progrès ». Il vaut mieux « digérer Nice » et réfléchir à l'"après", a-t-il dit, en remarquant que, sans Nice, il n'y aurait pas eu « l'après-Nice » et le lancement d'un

débat ouvert, une mobilisation qui pourrait faire « passer » un certain nombre d'idées du Parlement européen. Nice aura donc servi à quelque chose.

Quant à la nouvelle pondération des voix, c'était, selon Pervenche Berès, un exercice « impossible », mais qui s'imposait, car il n'y avait pas eu de « redistribution du capital » depuis le traité de Rome… Maintenant, cette redistribution a eu lieu (même si on a le droit de le regretter, comme dans un conseil d'administration), dans un climat « sordide, sans âme, sans rêve », mais elle était nécessaire. Quant à la composition de la Commission européenne, Mme Berès constate un « double lâchage », dû à la position adoptée par la Commission (qui a fini par soutenir l'inévitabilité d'un Commissaire par pays) et au "non fonctionnement du couple franco-allemand" (un accord aurait existé sur une Commission ayant moins de Commissaires que l'UE n'a d'Etats membres, mais les Allemands auraient « lâché » pour faire plaisir aux petits pays).

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