Strasbourg, 17/05/2001 (Agence Europe) - Le Parlement européen, en adoptant une résolution sur l'état du dialogue transatlantique (des groupes du PPE-DE, socialiste, libéral et de l'Union pour l'Europe des nations), a souhaité en particulier que, lors du sommet UE/Etats-Unis qui se tiendra à Göteborg à la veille du Conseil européen, soit adopté un « ordre du jour commun » garantissant une gestion plus efficace des relations d'ici 2004, date qui coïncidera avec la fin des mandats du président américain et du président de la Commission européenne (pour le débat, voir EUROPE d'hier, p.13). Le Parlement, qui considère opportune la communication de la Commission visant à donner un nouvel élan à ce dialogue, estime cependant que les propositions faites (comme la réduction du nombre de Sommets et la fixation d'un certain nombre de questions prioritaires) ne répondent pas aux exigences d'un partenariat transatlantique en plein essor. Au contraire, le PE préconise le maintien ou une augmentation éventuelle du nombre des sommets UE/Etats-Unis, alors que le nombre des questions considérées prioritaires au cours d'une année donnée devrait être strictement limité. Quant à la dimension parlementaire du dialogue, le PE demande que ses membres et ceux du Congrès soient associés à tous les prochains sommets UE/Etats-Unis, et qu'on examine la possibilité de transformer « de facto » les échanges interparlementaires actuels en une « Assemblée transatlantique ».
Dans sa résolution, le PE soulève aussi les questions qui divisent Europe et Etats-Unis, à savoir: - la peine de mort, en estimant que, dans le cadre du dialogue transatlantique, il faudra inviter les Etats des Etats-Unis qui appliquent la peine capitale à l'abolir ; - la défense antimissile, en souhaitant que les Etats-Unis consultent « tous les pays » avant de mettre en place un tel système, et en leur demandant de ne pas se retirer unilatéralement du Traité ABM (au sujet de la PESD, le Parlement estime qu'elle doit contribuer à « renforcer les capacités de l'OTAN et la défense de l'Europe ») ; - le Protocole de Kyoto, en souhaitant que les Etats-Unis « abandonnent leur position isolationniste à l'égard du défi global que représente le changement climatique ».
Quant à l'affaire Echelon, la résolution dénonce le comportement de l'administration américaine, qui a refusé de rencontrer la délégation du PE dirigée par M.Coehlo, en estimant que ceci donne l'impression d'un manque de volonté de dialogue et de confiance, alors qu'il salue la disponibilité démontrée par le Congrès américain à l'égard des députés européens.