Bruxelles, 17/05/2001 (Agence Europe) - Le Parlement européen a donné son feu vert, jeudi, au budget rectificatif et supplémentaire (BRS) n°2/2001 du Conseil destiné à financer, à hauteur de 9,846 millions d'euros, la création de 51 nouveaux postes de conseillers militaires affectés à la politique de sécurité et de défense (PESD) (voir EUROPE du 27 avril, p.16). Le rapport de Markus Ferber sur ce BRS, adopté par 336 voix pour, 12 contre et 2 abstentions, réaffirme cependant les préoccupations du PE, d'une part sur la question de la transparence pour le contrôle des dépenses liées à cette politique, et d'autre part sur la mince marge subsistant en rubrique 5 des perspectives financières (« les dépenses croissantes pour la PESD risqueraient de faire obstacle aux dépenses administratives classiques », estime la rapporteur). Le PE se réjouit de la décision du Conseil de créer, dans le budget 2002, un titre spécial assorti de divers chapitres relatifs aux dépenses administratives liées à la PESD.
La plénière a rejeté une proposition de rejet de ce budget présentée par les Verts, qui estimaient que la procédure suivie ne donnait pas suffisamment de garanties concernant le contrôle démocratique du Parlement européen sur cette importante politique: la Verte allemande Heide Rühle, en commission des budgets, avait affirmé en particulier qu'il ne s'agissait pas là de simples dépenses administratives, et qu'il aurait fallu mener avec le Conseil une véritable concertation budgétaire au lieu d'un simple « trilogue ». Le rapporteur a répliqué que, lors du trilogue du 29 mars, le Conseil s'était engagé à prévoir, dans son budget pour 2002, un titre spécial consacré aux dépenses administratives PESC/PESD.