Bruxelles, 15/05/2001 (Agence Europe) - La coopération dans le domaine de l'énergie, le nucléaire, les réformes économiques et judiciaires en Russie, l'élargissement, et la politique européenne de sécurité et de défense seront les principaux sujets du septième Sommet entre l'Union européenne et la Russie, qui se tiendra le 17 mai à Moscou. Le Premier ministre suédois Göran Persson, le Président de la Commission européenne, Romano Prodi, et le Haut Représentant du Conseil pour la politique extérieure, Javier Solana, seront reçus par le président Poutine, pour un Sommet qui se situe dans la continuité des "nombreuses réunions UE-Russie et qui n'a donc rien de vraiment nouveau", selon une source proche de la Commission.
L'UE devrait "apporter son soutien au processus de réforme en Russie" mais également "montrer sa préoccupation quant au conflit en Tchétchénie et la situation des médias en Russie". A propos de la Tchétchénie, la Commission devrait soulever les mêmes points que lors des rencontres précédentes, et notamment demander un meilleur accès et une plus grande sécurité pour les ONG. L'UE devrait aussi appeler la Russie à aller plus loin dans la réforme de son économie, de sa justice, et de son administration et tenter de faire avancer les discussions sur plusieurs conflits commerciaux, dont la résolution "aiderait à la préparation de l'adhésion de la Russie à l'OMC".
A deux jours du Sommet, la Commission a exprimé l'espoir "qu'un des principaux résultats du Sommet soit un accord politique sur le Programme multilatéral pour l'environnement nucléaire en Russie (MNEPR, selon l'acronyme anglais)". Si un accord politique était trouvé, les négociations pourraient être conclues dans les semaines qui viennent, a estimé un porte-parole de la Commission. Ce programme nécessiterait un budget de l'ordre de plusieurs centaines de millions d'euros dans les années à venir, dont une cinquantaine serait apportée par la Commission, a précisé un porte-parole de la Commission. Pourtant, la négociation n'avancerait pas au rythme prévu lors du dernier Conseil de coopération, selon des diplomates européens, qui craignent que, du fait de la Russie, on n'arrive pas à un accord lors de ce Sommet. Rappelons que ce programme est destiné à donner une base à la coopération internationale (UE, Etats-Unis, Norvège...) pour la gestion des différentes formes de déchets et risques de contamination nucléaire en Russie.
Le Sommet devrait commencer par l'examen de la situation en Russie (les réformes économiques et politiques, la Tchétchénie, les médias) et dans l'UE (la politique européenne de sécurité et de défense, l'élargissement). Puis les participants évoqueront la coopération UE-Russie (dialogue sur la politique de sécurité, commerce et investissements, énergie - dont la Commission européenne a discuté mercredi, Kaliningrad, Justice et affaires intérieures, MNEPR, Protocole de Kyoto, coopération en science et technologie). Enfin, les questions internationales (Moyen-Orient, Corée, Balkans, Biélorussie).