Bruxelles, 11/05/2001 (Agence Europe) - L'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) plaide, dans ses "Perpectives des communications 2001", en faveur une accélération de la déréglementation des télécommunications pour stimuler la croissance et réduire la fracture numérique. Constatant "la contribution potentielle" de ce secteur à la croissance grâce au commerce électronique, l'organisation internationale déplore que la libéralisation des marchés de télécommunications progresse lentement, surtout en ce qui concerne l'accès local. Dans un communiqué, l'OCDE souligne que "l'Internet, le commerce électronique et la demande d'accès aux communications à large bande à des prix qui permettent une connexion permanente jouent un rôle de premier plan dans l'évolution de la politique récente des communications ". Elle pense aussi que la déréglementation pourrait "réduire la fracture numérique en assurant un accès plus large aux technologies de l'information". En 1999, le chiffre d'affaires des entreprises de télécommunications ayant leur siège dans la zone de l'OCDE s'élevait à 1 300 milliards de dollars, dont 63% est attribué aux services de communication, 23% aux équipements et 14% aux services de radiodiffusion. La même année, la recette des opérateurs s'est chiffrée à 800 milliards de dollars, tandis que le marché des services de télécommunication était estimé à plus de 756 milliards de dollars. L'OCDE observe que le taux de croissance des réseaux mobiles a été de 49% entre 1995 et 1999, alors qu'il n'était que de 4% pour les réseaux fixes. Elle attribue l'augmentation du taux de pénétration de la téléphonie mobile à l'arrivée des cartes prépayées sur le marché et à la possibilité de faire des appels internationaux à des bas tarifs. Les regroupements des plus importants opérateurs de télécommunications, par des fusions et acquisitions, ne semble pas impressionner l'OCDE qui table, pour faire contrepoids, sur l'émergence de nouveaux entrants et la restructuration des grandes entreprises pour des raisons d'ordre réglementaire ou commercial.
Impala craint que les fusions en cours dans le secteur de l'Internet ne menacent l'accès au marché
Impala, l'association des sociétés d'édition de musique indépendantes, a fait part de son inquiétude face aux opérations de concentration qui ont eu lieu sur le marché de la musique "en ligne", impliquant les trois principaux fournisseurs Internet (AOL, RealNetworks et Yahoo) et les cinq compagnies d'édition musicale les plus importantes (Warner, Sony, EMI, Universal et Bertelsman). Selon elle, les deux grandes compagnies issues de ces opérations, Duet (Vivendi/Universal, Sony, Yahoo) et MusicNet (RealNetworks, BMG, EMI et AOL/Time Warner), contrôlent 80 à 85% du marché mondial de la distribution. Impala estime que ces partenariats vont "accroître les barrières à l'entrée du marché émergent des services de musique sur Internet". Les sociétés indépendantes demandent un "accès libre à un marché qui devrait s'élever à 5,4 milliards de dollars en 2005".