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Bulletin Quotidien Europe N° 7963
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/agriculture

Le rapport de Robert Sturdy réserve un accueil mitigé aux propositions de réforme de l'ocm « viande bovine »

Bruxelles, 11/05/2001 (Agence Europe) - Le rapport du conservateur britannique Robert Sturdy qui sera discuté mardi à Strasbourg lors de la session plénière du Parlement, critique les différentes mesures proposées en février dernier par la Commissaire Franz Fischler afin de rééquilibrer le marché de la viande bovine à la suite de la crise de l'ESB.

Tout en acceptant le principe des propositions de modification de l'organisation commune des marchés (ocm) de la viande bovine (lutter contre les déséquilibres du marché), le rapporteur s'oppose à la création d'un système de droits individuels pour les primes à la production de bœufs et taurillons et à la réintroduction obligatoire de la limite des 90 têtes de bovins mâles éligibles à la prime spéciale (mesure destinée à favoriser l'élevage extensif). M. Sturdy estime que ces mesures alourdiraient les tâches administratives et n'auraient pas beaucoup d'effets positifs sur le marché. Il se montre plutôt réticent à l'idée de modifier la prime à la vache allaitante comme le suggère la Commission et propose que la proportion de génisses dans le troupeau soit fixée entre 10% et 30% (au lieu de 20% et 40%). La proposition visant à limiter le nombre d'animaux pouvant bénéficier de la prime « bovins mâles » et de la prime « vache allaitante » en ramenant le facteur de densité autorisée de 2 unités de gros bovins (UGB) à l'hectare à 1,8 UGB/ha est jugée plutôt simple à mettre en œuvre et irait dans le sens de l'abandon des méthodes agricoles trop intensives. Toutefois, la commission parlementaire recommande de relever le niveau des primes concernées pour que les producteurs ne soient pas trop pénalisés. Le régime d'achat spécial des bovins de plus de trente mois (qui se substitue actuellement au régime d'achat pour destruction) poserait, selon le rapporteur, de nombreux problèmes: accroissement de l'excédent d'offre de viande de bœuf sur le marché, difficulté de couvrir les frais de stockage (il serait moins coûteux d'incinérer les cadavres d'animaux) et mauvais signal à destination du consommateur. Finalement, seule la proposition de ne pas appliquer en 2001 et 2002 le plafonnement à 350.000 tonnes par an des achats d'intervention est jugée nécessaire, appropriée et surtout urgente. En effet, si ce plafond n'est pas supprimé, la Communauté court le risque de dépasser la limite annuelle, ce qui entraînerait l'application du régime d'intervention dit du « filet de sécurité », particulièrement onéreux.

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