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Bulletin Quotidien Europe N° 7946
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/fievre aphteuse

Le Comité vétérinaire examine ce mercredi le plan allemand de vaccination - Levée de l'embargo sur les exportations françaises

Bruxelles, 17/04/2001 (Agence Europe) - Le Comité vétérinaire permanent (CVP) de l'Union européenne doit se prononcer, ce mercredi, sur la demande du Land allemand de Westphalie-Rhénanie du Nord visant à vacciner 800.000 porcs et 30.000 vaches contre la fièvre aphteuse. Cette mesure doit permettre de créer une zone de protection le long de la frontière avec les Pays-Bas (qui ont recensé 25 cas de fièvre aphteuse, dont certains foyers se sont déclarés à moins de 50 km de la frontière avec l'Allemagne). L'Allemagne, en renonçant à l'abattage massif des espèces sensibles et en privilégiant une option plus éthique, pourrait perdre son statut de zone indemne. Dès lors, elle risquerait de s'exposer aux embargos de certain pays tiers sur les exportations d'animaux vivants et de produits à base de viande.

Le CVP devrait aussi décider de prolonger les mesures de restrictions imposées en Irlande du Nord. Ces mesures devaient prendre fin ce mercredi 19 avril, mais la découverte, vendredi et dimanche, d'un deuxième et d'un troisième cas de fièvre aphteuse a changé la donne. Autre conséquence: l'Ulster perdant son statut régional distinct du Royaume-Uni, qui lui avait été accordé par le CVP le 3 avril dernier, et ne pourra donc plus exporter de viande ou de produits dérivés.

La levée de l'embargo communautaire sur les exportations françaises de bétail vivant (bovins, porcins, caprins et ovins) est effective depuis vendredi, comme l'avait décidé le CVP, le 27 mars dernier. A cette même date ont été levées aussi les mesures de restrictions sur les exportations de produits non traités tels que la viande fraîche ou le lait frais provenant des trois départements de Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis et Val d'Oise. Pour rappel, l'embargo sur les produits d'élevage non traités en provenance du restant de la France avait été levé le 3 avril par la Commission européenne.

Toutefois, les exportations restent soumises à l'autorisation du pays destinataire. Le ministre français de l'Agriculture, Jean Glavany, a fait part de sa volonté de « mettre la pression, notamment auprès des Italiens », qui sont les premiers importateurs de bétail vivant français (un million de têtes par an), surtout des broutards mâles. Si l'Italie a pris la décision de fermer ses frontières jusqu'au 19 avril, des incertitudes pèsent sur la position de l'Espagne, deuxième client de la France pour le bétail vivant avec 200 000 têtes importées annuellement.

Comme les autres pays européens, le cheptel français reste soumis à une décision communautaire du 6 mars qui, pour lutter contre la propagation de l'épizootie, interdit les mouvements d'animaux, sauf dans certains cas, de ferme à ferme ou de la ferme à l'abattoir, et sous le contrôle des services vétérinaires. Cette décision, réexaminée chaque semaine par le CVP, expire le 18 mai. Reste que des assouplissements progressifs ont été décidés comme l'autorisation du rassemblement en un même lieu d'animaux destinés à l'abattoir dans des conditions très strictes.

Par ailleurs, une décision datée du 10 avril 2001 fixe les exigences minimales en matière de mesures à prendre avant la levée des restrictions appliquées dans les zones de protection et de surveillance en Europe. Ces mesures ne s'appliquent pas au Royaume-Uni, compte tenu de sa situation épidémique toujours préoccupante. En ce qui concerne les zones de protection, les mesures qui y sont appliquées doivent rester en place quinze jours au moins après l'élimination de tous les animaux des espèces sensibles présents sur l'exploitation et après nettoyage et désinfection de la ferme. Concernant les zones de surveillance, ce délai est de trente jours. Quelle que soit la zone (protection ou surveillance), la levée des restrictions est subordonnée à une enquête concluant à l'éradication de la maladie.

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