Bruxelles, 17/04/2001 (Agence Europe) - A l'occasion de la journée mondiale de la lutte paysanne, la coordination paysanne européenne (CPE) a organisé le 17 avril, à Bruxelles, un rassemblement devant le siège de la FEFAC afin de dénoncer les méfaits du « dumping alimentaire et des organismes génétiquement modifiés (OGM) ». La CPE demande que l'industrie de l'alimentation animale soit tenue pour responsable, pénalement et financièrement, des scandales de l'ESB et de la contamination aux dioxines, que les fabricants procèdent à un étiquetage « complet obligatoire » des aliments pour animaux, avec la mention de la composition et de l'origine des produits, et que l'UE établisse une liste positive des produits autorisés dans les aliments composés pour bétail. En coïncidence avec la "journée mondiale anti-OGM", la CPE exige l'interdiction en Europe d'utiliser et d'importer des OGM dans la production agricole et la transformation ainsi que l'annulation de la directive communautaire de 1998 autorisant le brevetage du vivant. L'interdiction des brevets sur le vivant dans le cadre des accords internationaux sur la propriété intellectuelle fait également partie des requêtes de la CPE.
Le réseau d'organisations paysannes Via Campesina demande quant à elle un arrêt des importations à bas prix et l'application du principe de la souveraineté alimentaire, notamment grâce à: - l'exclusion de l'OMC de toute négociation liée à la production et la commercialisation des denrées alimentaires ; - la suppression des subventions et autres formes d'aide à l'exportation ; - et l'abolition de l'obligation d'accepter un taux d'importations égal à 5% de la consommation interne.