Bruxelles, 17/04/2001 (Agence Europe) - La Présidence suédoise a adopté le 11 avril au nom de l'Union européenne la déclaration suivante:
"L'UE a constamment appuyé l'initiative de paix de l'IGAD, mais a aussi exprimé sa préoccupation pour l'absence de progrès, à ce jour, du processus de paix. L'UE prend donc note avec grand intérêt de la visite du président Daniel Arap Moi à Khartoum, les 29 et 30 mars 2001, visant à revigorer le processus de paix au Soudan sous les auspices de l'IGAD et à le faire progresser. L'UE salue l'accord, auquel sont parvenus le Kenya et le Soudan, sur l'organisation d' un sommet du Comité de l'IGAD pour le Soudan, et appelle le Kenya, en tant que président du Comité de l'IGAD, à convoquer ce sommet aussi rapidement que possible. Une implication politique active de l'IGAD à un niveau politique élevé est cruciale pour réaliser des progrès substantiels permettant de mettre fin à la guerre. Cependant, une ferme détermination politique aussi bien du gouvernement soudanais que du SPLM/A est encore plus importante pour trouver une solution politique au conflit. L'UE appelle donc les parties à s'engager dans une négociation continue et soutenue en vue d'un règlement politique juste et durable du conflit au Soudan, et considère essentiel de promouvoir d'urgence un cessez-le-feu global, efficacement contrôlé par des observateurs et accepté par les deux parties, dans le contexte du processus de négociation en cours à l'IGAD.
Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'UE, les pays associés Chypre, Malte et Turquie, et les pays de l'AELE membres de l'EEE se rallient à cette déclaration".