Bruxelles, 04/04/2001 (Agence Europe) - Après plus de cinq années de négociations, l'Union européenne et le Japon ont signé, mercredi, un accord de reconnaissance mutuelle (ARM) en vue de réduire les coûts entraînés par les procédures de certification appliquées par les deux parties aux produits pharmaceutiques, chimiques et aux équipements électriques et de télécommunications.
L'accord pourrait couvrir des flux commerciaux estimés à 21,358 milliards d'euros par an et permettre aux exportateurs une économie annuelle de quelque 400 millions d'euros. Selon la Commission européenne, il devrait être ratifié avant l'été par le Conseil des ministres de l'UE et par le parlement japonais, de manière à pouvoir entrer en vigueur dans le courant de l'automne. Saluant sa signature, Pascal Lamy, Commissaire chargé du commerce, a dit sa conviction que "cet accord (...) contribuera significativement à faciliter le commerce entre l'UE et le Japon".
Plus de cinq années ont été nécessaires pour aboutir à cette signature. C'est dire la complexité des systèmes de certification des deux parties dans les domaines couverts, à savoir les équipements terminaux de télécommunications, les équipements de radio et électriques, les bonnes pratiques de laboratoire relatives aux produits chimiques et les bonnes pratiques de fabrication des médicaments.
L'accord instaurera une reconnaissance mutuelle des résultats des procédures de certification des parties. En d'autres termes, il permettra de tester, d'inspecter et de certifier dans le pays d'origine plutôt que dans le pays destinataire les produits échangés entre les deux partenaires. L'UE négocie des accords de ce type avec ses principaux partenaires commerciaux pour faciliter le commerce des produits industriels. Rappelons que des ARM ont déjà été conclus avec les Etats-Unis, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.