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Bulletin Quotidien Europe N° 7933
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/maroc/peche

M. Chbaatou n'entend pas endosser la responsabilité d'un échec et souhaite poursuivre les négociations en vue d'un accord « équitable »

Bruxelles, 27/03/2001 (Agence Europe) - Pour le ministre marocain de la Pêche, Said Chbaatou, contrairement au Commissaire européen chargé de la pêche, Franz Fischler (qu'il a rencontré lundi matin à Bruxelles, voir EUROPE d'hier, p.8), il n'y a pas « échec des négociations » entre l'UE et le Maroc en vue d'un accord sur la pêche. M. Chbaatou, en tout cas, n'entend pas "endosser la responsabilité", et il a affirmé, lors d'une rencontre avec la presse, que son pays est prêt à « sortir de l'impasse » actuelle et à « poursuivre les négociations et signer aujourd'hui même un accord pourvu qu'il réponde au souci d'équité » (allusion au niveau de la contrepartie financière sur laquelle ont buté les négociations ouvertes en octobre 2000 et qui ont été intensifiées depuis le début de cette année).

Le Maroc « ne veut pas d'une enveloppe dans l'absolu » mais d'une dotation financière qui soit proportionnelle à l'effort de pêche revendiqué par la partie européenne. L'enveloppe de 100 millions d'euros fréquemment citée lui semble restrictive, car elle ramènerait « le prix du kilo de poisson à 1FF, soit sept fois moins que les prix pratiqués sur les marchés ». Il estime qu'à chaque effort de pêche réclamé devrait correspondre une enveloppe financière. Ainsi, une réduction de l'effort de pêche de l'ordre de 62% par rapport à l'accord précédent (1995-1999) permettrait, en proportion, d'envisager une contrepartie de 78 millions d'euros par an sur 3 ans. Le Maroc demande simplement à l'UE d'accepter de payer un prix correspondant au « coût économique et social » consenti par son pays, a précisé M. Chbaatou. Soulignant que le secteur national de la pêche est déjà soumis à un gel des investissements et à des quotas de capture, il a insisté sur le fait que Rabat n'a aucune volonté de « discriminer » les armateurs de pêche communautaires, alors que les ressources se raréfient. C'est pourquoi, affirme-t-il, un nouvel accord doit répondre impérativement à deux priorités: la préservation des ressources et une contribution au développement du secteur marocain de la pêche.

En dépit des « sacrifices » exigés, a affirmé le ministre, le gouvernement marocain, "a pris ses responsabilités alors que le secteur et l'opinion y sont opposés", et ceci dans le souci "de veiller aux bonnes relations avec l'UE et avec des pays voisins et amis" (l'Espagne). Il appelle M. Fischler à en faire autant regrettant au passage que la Commission européenne en soit restée à « la logique des accords passés ». Il s'est rendu mardi à Stockholm pour évoquer le dossier avec la Présidence suédoise du Conseil de l'UE.

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