- Suède: selon l'Agence INVEST IN SWEDEN AGENCY (ISA), la Suède connaît depuis une dizaine d'années une augmentation substantielle des investissements étrangers sur son territoire. Un des facteurs à l'origine de cet essor est une économie nationale résolument tournée vers les nouvelles technologies qui offrent aux investisseurs étrangers un énorme potentiel. Depuis le début des années '90, les flux d'investissements directs étrangers ont connu en effet une hausse continue, permettant au pays de se placer, entre 1995 et 1999, au sixième rang des pays récipiendaires (derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Chine, la France et les Pays-Bas), en chiffres absolus. La plupart des investisseurs sont, par ordre décroissant, britanniques, américains, allemands et scandinaves et leurs choix se portent vers les secteurs pharmaceutiques, automobiles mais aussi -et le phénomène prend de l'ampleur- vers les « nouvelles technologies de l'information » (IT). La Confédération des Employeurs Suédois (SAF) et la Fédération des entreprises suédoises (Industriförbundet) citent d'ailleurs la « nouvelle économie » comme étant un facteur fondamental de la reprise économique du pays. Nombre d'entreprises traditionnelles suédoises ont compris l'importance de ce nouveau challenge et ont introduit les techniques informatiques à tous les stades de leur production avec, pour résultat, un accroissement et une amélioration de leur productivité et un service à la clientèle plus performant. ABB (chiffre d'affaires de 23 mrds de SEK en 2000 avec 50 sociétés et 18.000 employés), géant industriel de « l'ancienne économie », est un exemple type du changement de mentalité en cours, et axe désormais sa stratégie sur l'e-business. La société de télécommunications ERICSSON (chiffre d'affaires de 292,3 mrds de SEK en 2000 avec 105.000 employés), autre fleuron de l'économie suédoise, a fourni pour sa part le terreau nécessaire à l'implantation et au développement de nouvelles starts-up dont les résultats témoignent de la bonne santé. Implantées dans les villes de Kista et Karlskrona, qui abritaient déjà certaines infrastructures d'ERICSSON, elles n'ont cessé depuis de se ramifier pour donner naissance à la « Silicon Valley » suédoise, région sinistrée autrefois par le chômage mais qui incarne aujourd'hui la réussite technologique du pays. Une université spécialisée dans l'IT y a depuis ouvert ses portes et se prépare à accueillir pas moins de 10.000 étudiants suédois mais aussi étrangers afin de former les nouveaux managers de demain. A l'instar de ses voisins scandinaves, la Suède mise aujourd'hui sur les nouvelles technologies pour assurer la prospérité de son économie et devrait continuer à attirer les investisseurs étrangers en offrant, dans ce secteur, des infrastructures idéales, un personnel hautement qualifié ainsi qu'un assouplissement de sa législation en la matière.