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Bulletin Quotidien Europe N° 7922
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/economie

Le Comité économique et social plaide pour un renforcement de la coordination de politiques économiques

Bruxelles, 13/03/2001 (Agence Europe) - Au cours de sa session plénière de la semaine dernière sous la présidence de Göke Frerichs, le Comité économique et social européen a adopté à très large majorité quatre avis relatifs à divers aspects de la politique économique et dont les rapporteurs sont tous issus du groupe des travailleurs (voir EUROPE du 24 février p.14).

Dans son avis d'initiative sur "Coordination des politiques économiques du fait de l'UEM" (le rapporteur est le Suédois Lars Allan Nyberg), le Comité plaide pour davantage de coordination de ces politiques. En particulier, il estime que l'"orientation" choisie est essentielle, plus encore que les mesures qui seront adoptées, et que avant d'arriver à des mesures concrètes, il faut vérifier dans quelle mesure les décisions auront une influence sur les différents Etats membres. Par ailleurs, dans le choix des mesures, il faudrait laisser aux pays membres une certaine liberté. Le Comité invite donc les acteurs de la politique économique (les gouvernements, la Banque centrale européenne, la Commission, les partenaires sociaux) à développer la coordination des politiques économiques.

L'avis d'initiative présenté par l'Allemande Ursula Konitzer sur "Les études comparatives sur les performances macro-économiques" insiste sur une meilleure compréhension, de la part de tous les groupes économiques et sociaux, des variables macro-économiques. Selon le Comité, les études comparatives pourraient poser des problèmes concernant: a) la politique monétaire: la valeur de référence pour la masse monétaire est-elle adaptée ? comment la BCE doit-elle réagir face aux évolutions budgétaires ou salariales au sein de la zone euro dans son ensemble et dans les différents pays ?; b) la politique budgétaire: comment les différents pays sont-ils parvenus à réduire les déficits budgétaires depuis le début des années 90 (réduction des dépenses, augmentation des impôts, plus-values fiscales liées à la conjoncture) ? comment doit-on évaluer ces développements ?; c) la politique salariale: quelles différences dans l'évolution macro-économique des salaires des pays de la zone euro sont possibles et économiquement justifiées ?

Dans l'avis d'initiative "Les grandes orientations de politique économique pour 2000" de l'Allemand Heinz Putzhammer, le Comité estime que la poursuite de la politique actuelle de consolidation budgétaire doit être accompagnée d'efforts visant à améliorer la qualité des dépenses publiques en investissant dans l'avenir, par exemple dans les infrastructures et l'éducation. La transition vers une économie fondée sur la connaissance doit se faire sans que le fossé numérique de la société accroisse les inégalités, affirme le Comité qui insiste notamment sur des réformes supplémentaires, le renforcement de la coopération en matière de recherche, des efforts spécifiques en faveur des travailleurs peu qualifiés.

Enfin, en adoptant l'avis de la Néerlandaise Marjolaine Bulk sur "les indicateurs structurels", le Comité formule quelques critiques à l'égard de certains indicateurs concernant l'emploi: il estime ainsi qu'il faudrait tenir compte aussi de la situation des jeunes travailleurs et pas seulement de celle des travailleurs âgés, et mesurer à la fois les taux d'emploi féminin et masculin. Quant à l'apprentissage tout au long de la vie, le Comité considère essentiel de disposer d'indicateurs portant à la fois sur les aspects quantitatifs et qualitatifs, tels que la durée et la nature de la formation suivie.

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