Bruxelles, 08/03/2001 (Agence Europe) - "Le Comité devrait élaborer en amont des avis sur des sujets cruciaux, sur lesquels la Commission formulerait ultérieurement une proposition. En échange, la Commission pourrait demander au Comité de concentrer ses travaux sur les sujets les plus importants": c'est ce qu'a suggéré Loyola de Palacio, vice-présidente de la Commission européenne, lors de la session plénière du Comité économique et social européen, le 28 février à Bruxelles.
"Cette proposition est très importante pour le Comité car elle émane de la Commissaire responsable des relations avec les autres institutions européennes", a commenté Thomas Jansen, chef de cabinet du Président du Comité Göke Frerichs. Ceci signifie que le "Comité s'implique très tôt dans les initiatives de la Commission, avant même qu'un document de la Commission ne soit approuvé. Il serait opportun que le Comité fasse des avis d'initiative ou opte pour un nouvel instrument qui serait l'avis exploratoire", estime Thomas Jansen. Ce type d'avis permettrait au Comité d'explorer les problèmes qui se posent et de vérifier comment les partenaires sociaux et la société civile perçoivent les initiatives de la Commission, et il serait aussi intéressant pour la Commission elle-même. En outre, le Comité "apporte l'expertise de ses membres, ce qui conforte le travail de la Commission", a dit M. Jansen et il cite l'exemple des Commissaires Anna Diamantopoulou (Social) et Pascal Lamy (Commerce) qui, dit-il, ont déjà fait l'expérience de l'avis exploratoire, la première en matière de sécurité sociale, le second sur la question des droits de l'homme sur les lieux de travail. Evidemment, le Comité n'aura pas le monopole de cette consultation en amont, a noté M. Jansen.
Mme de Palacio a aussi voulu féliciter le Comité pour les progrès que lui a apportés le sommet de Nice ("le Comité est maintenant la maison de la société civile organisée", a-t-elle dit), et a souhaité une collaboration plus efficace entre le Comité et la Commission. Pour y parvenir, elle a proposé de "remplacer le document multilatéral actuel (une communication datant d'il y a plus de dix ans!) par un nouveau texte négocié précisant les engagements pris de part et d'autre".