login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 7919
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/etats-unis

La première rencontre ministérielle avec la nouvelle administration Bush a permis un large échange de vues sur la politique internationale, dont la PESD, l'Ukraine et la Macédoine

Bruxelles/Washington, 08/03/2001 (Agence Europe) - La première rencontre entre la nouvelle administration américaine et les représentants de l'Union européenne a permis un "échange positif et constructif sur les grands sujets d'intérêt commun", a commenté le Secrétaire d'Etat américain, Colin Powell, à l'issue de sa réunion du 6 mars avec la présidente du Conseil de l'UE, Anna Lindh, le Haut Représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune, Javier Solana, et le Commissaire aux relations extérieures, Chris Patten. Une longue série de sujets de politique internationale ont été évoqués lors de la rencontre, dont le Moyen- Orient, la question de l'adoption d'une résolution sur la Tchétchénie à l'ONU, la transformation du régime de sanctions contre l'Irak, ou le projet de résolution à l'ONU sur les droits de l'homme en Chine annoncé par les Etats-Unis. Anna Lindh et Colin Powell ont insisté sur les points suivants au cours d'une conférence de presse commune:

Politique européenne de sécurité et de défense: "J'ai confirmé que les Etats-Unis se félicitent du développement d'une politique européenne de sécurité et de défense qui renforce l'Alliance atlantique et accroît les capacités européennes de prévenir et gérer les crises", a déclaré Colin Powell devant la presse. "Nous convenons qu'il est nécessaire que la Pesd soit complémentaire de l'OTAN, qu'il n'y ait pas de doubles emplois avec la planification (à l'OTAN) ni des capacités opérationnelles et que tous les membres de l'OTAN soient assurés d'une participation pleine et entière dans les délibérations de l'UE sur la sécurité et la défense qui affectent leurs intérêts", a-t-il ajouté. "Avec la Pesd, il est réellement question d'avoir une meilleure capacité d'intervention en cas de crises en Europe, et non de faire double emploi avec l'OTAN", a précisé Anna Lindh. Le débat a été positif, beaucoup plus positif que prévu, les Etats-Unis ont toutefois insisté pour que l'UE développe une réelle capacité d'intervention, indique une source européenne.

Bouclier anti-missiles: interrogée par la presse, Anna Lindh a déclaré que personnellement, comme ministre suédois, "elle n'avait pas changé d'opinion" et a confirmé donc de s'opposer au projet de défense antimissiles. Comme présidente du Conseil, elle a remarqué que l'UE "attache une grande importance au Traité antimissiles balistiques (ABM)", et que "nous ne souhaiterions pas que (le projet américain) menace le Traité ABM".

Macédoine: les deux parties ont partagé leurs préoccupations à propos de la situation troublée à la frontière de l'ancienne république de Macédoine avec le Kosovo. Les Européens ont rappelé qu'ils avaient envoyé des observateurs supplémentaires dans la région. Colin Powell a eu des contacts téléphoniques avec le ministre grec des Affaires étrangères Georges Papandreou, et il a dit soutenir ses efforts et son intention de se rendre sur place pour "tenter de trouver une solution", avec le président de l'Arym et avec l'Alliance Atlantique. "Nous appelons les deux parties à faire preuve de retenue", a indiqué Colin Powell, en ajoutant que "nous examinons de quelle manière nous pourrions commencer à transférer la zone de sécurité aux autorités yougoslaves, non du jour au lendemain, mais en commençant par la zone la plus difficile du sud" (jeudi, l'OTAN a donné son feu vert au déploiement de forces yougoslaves dans cette zone).

Ukraine: Les deux parties ont évoqué les problèmes de la liberté d'expression et de la démocratie en Ukraine. "Nous avons constaté une situation très difficile lors de la visite de la Troïka sur place", a souligné Mme Lindh. "Ils ont clairement des problèmes politiques et économiques, mais il est également important de poursuivre la coopération et de ne pas les laisser tomber plus bas", a-t-elle ajouté. "Les Etats-Unis et l'Union européenne souhaitent aider l'Ukraine, mais ils doivent en terminer avec ce genre de difficultés politiques", a déclaré Colin Powell

Peine de mort: les Européens ont plaidé pour l'abolition de la peine de mort aux Etats-Unis, au cours d'un échange "parfaitement courtois" selon les termes du Commissaire Patten. Il s'agit d'un sujet qui "fait l'objet d'un large consensus aux Etats-Unis", et les deux candidats à la présidence des Etats-Unis l'ont partagé, a répliqué Colin Powell.

Sommaire

JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE