Bruxelles, 12/02/2001 (Agence Europe) - Lors de sa visite au Proche-Orient qui s'est achevée samedi à Damas, après des escales à Amman et à Beyrouth, le président Romano Prodi a rencontré les plus hautes personnalités politiques jordaniennes, libanaises et syriennes. Bien que l'objectif déclaré de ce voyage soit la revitalisation du processus de Barcelone, M. Prodi a profité de l'occasion pour évoquer aussi la situation politique dans la région. Que ce soit à Amman, où il a rencontré Ali Abdul Ragheb, le premier ministre jordanien, ou à Beyrouth, où il s'est entretenu avec le président Emile Lahud et le premier ministre Rafik Hariri, le président de la Commission a abordé la question de la relance du processus euroméditerranéen, le processus de paix au Proche-Orient et le rôle accru que l'UE devrait y jouer. Depuis Amman, M. Prodi a invité les pays arabes à ne pas émettre de "jugements prématurés" sur l'élection d'Ariel Sharon comme premier ministre d'Israël. A Beyrouth, le président de la Commission a souligné que les négociations avec le Liban, en suspens depuis cinq ans, devraient aboutir en juin, dans la mesure où il n'existe plus d'obstacles à la conclusion de l'accord d'association". La principale pierre d'achoppement était l'énorme dette extérieure du pays, et l'UE avait à plusieurs reprises demandé aux autorités libanaises d'entreprendre de la réduire, ce qui semble avoir été fait. Lors de la dernière étape de son voyage, à Damas, M. Prodi a signé avec les autorités syriennes un accord pour le développement et la réforme des ministères locaux, la fondation d'une école de commerce et la promotion de la participation de la société civile. L'Union a demandé à la Syrie d'accélérer sa réforme économique, pour faciliter la conclusion d'un accord d'association entre ce pays et l'UE.
M. Prodi a souhaité que cet accord puisse être signé cet été. A noter que l'accord d'association conclu avec la Jordanie n'est toujours pas entré en vigueur, du fait de l'absence de ratification par la France et la Belgique.