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Bulletin Quotidien Europe N° 7901
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/agriculture

La Commission doit adopter, ce mardi, un paquet de mesures liées à la gestion du secteur bovin dans le contexte de l'ESB

Bruxelles, 12/02/2001 (Agence Europe) - Une certaine réorientation de la politique agricole commune semble se profiler derrière le paquet de mesures que la Commission européenne devrait adopter, ce mardi à Strasbourg, afin de rationaliser la gestion des aides dans le contexte de la crise de la vache folle. La proposition du Commissaire Franz Fischler vise essentiellement à modifier certains aspects de l'organisation commune des marchés (ocm) de la viande bovine même si elle affecte légèrement l'ocm des céréales. Contrairement à ce qui a pu être dit au cours des derniers jours, et qui a provoqué d'importantes manifestations d'agriculteurs en Belgique, il n'y est pas question de suppression de la prime à la vache allaitante ni de réduction des aides à la betterave sucrière.

EUROPE croit savoir que cette proposition comporte sept points dont deux modifications très techniques. Voici les principales mesures: (1) promouvoir une alimentation biologique: il s'agit notamment d'autoriser la culture sur jachère de fourrage pour le bétail comme le trèfle, la luzerne, les fèves, féveroles et autres pois; (2) encourager l'extensification de la production: le plafond de 2 UGB/ha serait ramené à 1,8 UGB/ha en ce qui concerne la prime spéciale pour les bovins mâles; (3) plafonnement des aides: il s'agit de rendre obligatoire la limite de 90 animaux éligibles à la prime aux bovins mâles par exploitation, ce qui devrait contribuer à une réduction de l'offre de viande tout en soutenant l'extensification; (4) modifier l'éligibilité à la prime pour les vaches allaitantes: pour répondre à l'objectif de réduction de la pression sur le marché, il est envisagé de modifier le pourcentage de génisses présentes sur une exploitation. Le pourcentage serait porté de 20% au maximum actuellement à 40%, avec un minimum de 20%, pour être éligible à la prime. Cela doit permettre d'encourager la présence d'animaux jeunes dans les exploitations et de réduire l'offre de viande sur le marché. Le plafond annuel de 350 000 tonnes pour l'intervention serait aussi supprimé.

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