*** SIMON DUKE (sous la dir. de): Between Vision and Reality. CFSP's Progress on the Path to Maturity. Institut Européen d'Administration Publique (22 O. L. Vrouweplein, P. O. Box 1229, 6201 BE Maastricht, Pays-Bas. Tél.: (31-43)3296274 - fax: 3296296 - E-mail: m.simons@eipa-nl.com - Internet: http: //http://www.eipa.nl ). Collection "Current European Issues". 2000, 319 p., 70 NLG, 31,76 euros. ISBN 90-6779-145-8.
Javier Solana n'a pas de mots assez gentils pour présenter, dans son avant-propos, cet ouvrage qui fait suite à un colloque organisé par l'Institut de Maastricht à l'automne 1999. C'est que ses auteurs ne se contentent pas d'analyser tous les éléments qui incitent à penser que la Politique étrangère et de sécurité commune se trouve désormais à la croisée des chemins et les conséquences qui en découleront pour l'Union. Ils se concentrent aussi sur ce que la mise en place d'une Politique européenne commune de sécurité et de défense impliquera pour les industries européennes actives dans ce domaine. Un angle de réflexion important car, comme le souligne le Haut Représentant, une capacité d'action ne verra pas le jour au niveau européen sans coopération au niveau de la R&D et des acquisitions de matériel.
Professeur associé à l'IEAP, Simon Duke ouvre la première partie du livre en plantant le décor. Pour lui, la Pesc a touché le fond à l'occasion de la crise du Kosovo qui a vu les Européens incapables de soutenir leurs efforts diplomatiques dans le cadre du processus de Rambouillet par une menace crédible d'utilisation de la force. Un tournant décisif ? Peut-être. Depuis, les Etats membres ont donné l'impression de vouloir davantage faire de la Pesc une réalité qu'une vision, l'émergence de la Politique de sécurité et de défense en apportant une preuve manifeste. Mais au-delà des effets de manche, des inconnues subsistent. Le Pr. Duke souligne ainsi que beaucoup dépendra de la manière dont les Européens -Français et Britanniques en particulier- parviendront à s'entendre sur le caractère autonome des capacités à acquérir. Si leur interprétation de "l'autonomie" diverge, la Politique commune de sécurité et de défense risque fort de donner une vie concrète au mythe de Sisyphe…
Les grands Etats membres que sont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni seront-ils en mesure de partager une vision commune des buts à atteindre ? Tel est l'objet des contributions signées par les professeurs Jolyon Howorth (Université de Bath) et Peter van Ham (George C. Marshall European Centre for Security Studies). Le Pr. Heinz Gärtner (Institut autrichien pour les affaires internationales) souligne, pour sa part, que l'apport des "petits" Etats au débat relatif à la gestion des crises sera d'autant moins à négliger que beaucoup d'entre eux sont neutres ou non-alignés. Enfin, Maartje Rutten (chercheuse à l'Institut pour les études de sécurité de l'UEO) examine la question du développement de forces armées multinationales dans le contexte européen. Elle juge essentiel que les Etats membres non seulement partagent des objectifs de sécurité communs, mais qu'ils soient en outre résolus à fournir des forces armées formées et équipées pour mener des missions variées.
La deuxième partie de l'ouvrage est consacrée aux perspectives -et au caractère désirable- de voir s'édifier une industrie de défense européenne. Pour combler les manques identifiés par l'UEO dans son audit de 1999, la collaboration industrielle devra être intensifiée, juge ainsi Simon Duke. Chercheur à l'Institut de l'UEO, Burkard Schmitt brosse un tableau de l'industrie européenne d'armement en s'attachant en particulier aux fusions intervenues dans l'industrie aérospatiale. Gordon Adams (Université George Washington) envisage la question dans une perspective transatlantique, le général Fotios Kikiras du point de vue du Western European Armaments Group qu'il préside et, enfin, Graham Woodcock de celui du European Defence Industrial Group dont il est le secrétaire général. Quant à Fernando Davara, il plaide la cause du Centre satellitaire de l'UEO à Torrejón. Dans la dernière partie du livre, l'ancien secrétaire général de l'UEO Wim van Eekelen passe en revue certains pièges potentiels, les conclusions étant tirées par Simon Duke.
Michel Theys
*** HENRI BURGELIN (sous la dir. de): L'Europe et la sécurité collective: dépasser les Mythes. Editions Publisud (15 rue des Cinq-Diamants F-75013 Paris. Tél.: (33-1) 45807850 - fax: 45899415 - E-mail: publisud@compuserve.com). Collection "Prospective Stratégique". 2000, 136 p.. ISBN: 2-86600395-0.
«L'on est pris de vertige lorsqu'on imagine ce que l'Union européenne aurait été aujourd'hui, si la CED n'avait pas échoué devant le Parlement du pays qui l'a conçue…», affirme le président du Sénat belge Armand de Decker (qui a longtemps été président de la commission de la défense de l'Assemblée de l'UEO) dans la préface de cet ouvrage collectif, en rappelant que le «projet visionnaire» de René Pleven de créer une Communauté européenne de défense «reçut à l'époque, chose intéressante, le soutien des Etats-Unis et de l'Otan qui venait de naître», avant d'échouer à l'Assemblée nationale française… M. de Decker se déclare «persuadé» que l'Union saura constituer la force de réaction rapide dont elle a décidé de se doter, mais il se demande comment elle s'y prendra "pour régler la question délicate des structures institutionnelles" nécessaires. Selon lui, pour réussir le «Headline Goal», l'UE devra, dans l'immédiat, se doter d'un Conseil des ministres de la Défense et charger la Commission européenne des aspects industriels, technologiques et scientifiques, y compris spatiaux, du secteur de l'armement. Dans la conclusion, Bénédicte Renaud, responsable des études au Ceps (Centre d'Etude et de Prospective Stratégique), estime que «la plupart des sociétés européennes» n'ont «pas pris la mesure de la conversion radicale qu'implique la mise en place d'une véritable défense européenne» et souligne à la fois que, dans ce contexte, les relations euro-américaines devraient être "redéfinies beaucoup plus profondément qu'elles ne l'ont été en 1999, dans le cadre de l'Otan" et que l'adhésion de pays comme la Pologne et la Hongrie sera lourde de conséquences pour l'identité extérieure de l'Union européenne, notamment pour ce qui concerne les relations avec la Russie. Dans un chapitre de ce livre, Alexandre Orlov, directeur au Département «Europe» du ministère russe des Affaires étrangères, fait d'ailleurs un «constat amer» sur l'état du partenariat Russie/Otan, en décrétant qu'il «a été jusqu'à présent un échec» et que «le processus de dégel» de ces relations «sera compliqué et, selon toute apparence, assez long» (selon lui, il faudra passer par «un certain réajustement du mécanisme de l'interaction entre la Russie et l'Otan envisagé par l'Acte fondateur, pour que cette interaction soit réelle et non pas virtuelle»). Quant à Omür Orhun, directeur général pour les affaires stratégiques au ministère turc des Affaires étrangères, il réaffirme qu'Ankara est mécontent des arrangements de consultations sur des opérations de type Petersberg de l'UE prévus au Conseil européen de Feira en juin 2000. Il affirme en particulier qu'il ne faut pas oublier qu'une opération de l'Union, quelles que soient les capacités utilisées, «pourrait affecter les intérêts légitimes de sécurité d'alliés comme la Turquie», que «toute possible opération de l'UE utilisera les mêmes séries de forces et capacités assignées pour toute la gamme de missions de l'Alliance» et qu'une opération Petersberg en dehors de l'Article 5 (défense collective) pourrait se transformer finalement en une opération de type Article 5, ayant donc des implications directes pour la sécurité de tous les alliés. Pour sa part, Andrew J. Pierre, professeur à l'Université de Georgetown à Washington, pose un autre problème d'actualité, celui du projet de mise en place d'une défense nationale antimissiles (NMD) que va relancer l'Administration Bush, en affirmant que ce projet devrait être discuté par l'UE à la fois dans le contexte de la Pesd et avec les Etats-Unis. Selon lui, la menace à laquelle pourrait faire face dans ce domaine une "Europe sans défense" par rapport à une Amérique partiellement protégée est une question «réellement critique, bien plus importante pour la sécurité de l'Europe que celle d'une force de 60.000 effectifs», le «Headline Goal» que l'Union s'est fixé.
(MG)
*** BURKARD SCHMITT: De la coopération à l'intégration: les industries aéronautique et de défense en Europe. Institut d'Etudes de Sécurité de l'UEO (43 av. du Président Wilson, F-75775 Paris cedex 16. Tél.: (33-1) 53672200 - fax: 47208178 - E-mail: ies-ueo@iss-weu.com - Internet: http://www.weu.int/institute/ ). Collection "Cahiers de Chaillot", n° 40. 2000, 98 p..
Au cours de la dernière décennie, l'environnement des industries d'armement a radicalement changé. La contraction des marchés nationaux et d'exportation, l'explosion des coûts fixes, le flux croissant des technologies commerciales et le retrait de l'Etat actionnaire ont conduit ces entreprises à s'intégrer de plus en plus dans une logique d'économie de marché, donc à se lancer dans un vaste processus de concentration et de rationalisation qui, en Europe, a progressivement transformé la coopération traditionnelle en véritable intégration transnationale. Dans ce Cahier, Burkard Schmitt, chargé de recherche à l'Institut d'études de sécurité de l'Union de l'Europe occidentale, explique pourquoi cette internationalisation est particulièrement avancée dans l'aéronautique. Il examine en particulier le nouveau système industriel mis en place autour des deux géants que sont BAE Systems et EADS. (LD)
*** BURKARD SCHMITT (sous la dir. de): Entre coopération et concurrence: le marché transatlantique de défense. Institut d'Etudes de Sécurité de l'UEO (voir coordonnées supra). Collection "Cahiers de Chaillot", n° 44. 2001, 152 p..
Dans ce nouveau Cahier -qui comprend des contributions de Gordon Adams de l'Université George Washington à Washington, de Christophe Cornu, qui est actuellement expert du Secrétariat général de l'UEO chargé des relations avec l'Otan et d'Andrew D. James, de la faculté de Manchester au Royaume-Uni-, Burkard Schmitt examine les perspectives et contraintes de la coopération transatlantique en matière d'armement. Il souligne en particulier que la crainte américaine de voir apparaître une Europe «forteresse» n'est "pas totalement injustifiée, mais largement exagérée". La question d'une «préférence européenne» en matière d'industrie de la défense est d'autant plus complexe que le marché européen demeure fragmenté, note M. Schmitt pour qui l'idée d'un "marché commun, voire unique, de défense en Europe" reste «utopique»: dans l'avenir prévisible, il semble plus réaliste de rechercher une multiplication de programmes communs et une meilleure coordination entre les pays producteurs. En même temps, il estime que l'armement est un élément trop important de la politique de défense pour ne pas être inclus dans la Pesd et que, au moins pour «certains aspects économiques, réglementaires et technologiques, il serait sans doute plus rationnel et efficace d'impliquer la Commission européenne» (sans aller jusqu'à la "communautarisation tout court de l'armement" qui lui semble «exclue»). Du côté des Etats-Unis, «les obstacles qui freinent la coopération sont d'autant plus difficiles à surmonter qu'ils prennent racine dans une «culture insulaire» très répandue, n'accordant que peu d'attention aux préoccupations des alliés», explique Burkard Schmitt, alors que Gordon Adams constate que le Pentagone a une volonté réelle de faciliter la coopération transatlantique, tandis que le département d'Etat et le Congrès demeurent réticents. (MG)
*** RACHEL ANNE LUTZ: Military Capabilities for a European Defence. Danish Institute for International Affairs (Nytorv 5, DK-1450 Copenhague. Tél.: (45-33) 366565 - fax: 366566 - E-mail: dupi@dupi.dk - Internet: http://www.dupi.dk ). 2001, 97 p.. ISBN 87-90681-31-2.
Ce rapport très détaillé et très à jour est le premier fruit d'un projet de trois ans sur la défense européenne lancé en 2000 par l'Institut danois avec, comme directeur de recherche, le Pr. Bertel Heurlin. Sans complaisance, l'auteur souligne les carences auxquelles l'UE doit porter remède si elle veut que ces futures opérations soient réellement efficaces, en notant que l'Europe pourrait commencer à combler certaines de ces carences par une meilleure coordination des ressources existantes des Etats membres. Ainsi, elle cite comme «option réaliste» la mise en commun de ressources, comme dans le Bataillon commun logistique nordique, alors qu'à plus long terme, elle estime que les Etats membres pourraient choisir une certaine spécialisation (exemple: l'expérience de la Suède en matière de déminage). Le recours aux moyens et ressources de l'Otan, si l'UE devait en dépendre exclusivement, limiterait son «autonomie politique et opérationnelle», constate-t-elle, en estimant que du côté de l'Alliance, ceci peut risquer de rendre ses propres moyens moins efficaces. Selon Mme Lutz, donc, dans les domaines où il faut renforcer à la fois les capacités aussi de l'UE et de l'Otan et où l'Union souhaite affirmer son autonomie politique, «il faudrait pratiquer une nécessaire duplication» (l'auteur a le courage d'admettre ce que peu d'autres font, le ton étant donné par la formule américaine des trois «d» de Madeleine Albright - pas de découplage, pas de discrimination, pas de duplication). L'UE peut aussi développer des capacités propres dans certains domaines, ajoute-t-elle, en citant les exemples de l'Eurofighter, de l'avion de transport A400M et de l'hélicoptère de transport NH90, tout en notant que, si elle veut s'engager à développer des capacités collectives, l'UE doit d'abord parvenir à un consensus sur ce que doivent être «les limites précises» de la Pesd. (MG)
*** SAIDA BEDAR (sous la dir. de): La globalisation: "nouvelle frontière" du leadership américain ? Centre interdisciplinaire de recherches sur la paix et d'études stratégiques (54 bld. Raspail, F-75006 Paris. Tél: (33-1) 49542623 - fax: 49542169 - Internet: http://www.ehess.fr/cirpes/ ). Collection "Cahiers d'Etudes Stratégiques", n° 28. 2000, 125 p.. ISBN 2-905758-20-1.
Ce Cahier analyse de manière détaillée le débat stratégique américain en 1999-2000. Dans un premier temps, Saïda Bédar (Groupe de sociologie de la défense de l'Ecole des hautes études en sciences sociales et Cirpes) démontre que la globalisation devient un paradigme essentiel de la stratégie américaine. Michel Rogalski (CNRS et Ehess) analyse ensuite la mondialisation comme champ d'action stratégique. Pour sa part, Alexis Bautzmann (Centre de traitement de l'information géographique de l'Université de Provence) explore le thème "globalisation et leadership cyberspatial américain", tandis que Laurence Nardon (Cirpes) rend compte de la lutte pour le contrôle de l'information d'origine satellitaire, discernant une "réaction américaine" et des "avancées européennes". Enfin, Sami Makki (Cirpes) examine la gestion des Complex Emergencies et les Complex Contingency Operations et Saïda Bédar le modèle de la jointness dans le système stratégique américain. (MT)
*** EURYDICE: Vingt années de réformes dans l'enseignement supérieur en Europe: de 1980 à nos jours. Unité européenne d'Eurydice (15 rue d'Arlon, B-1050 Bruxelles - Tél.: (32) 022383011 - fax: 0223006562 - E-mail: info@eurydice.org - Internet: http: //http://www.eurydice.org ). Série "Études Eurydice. 2000, 181 p.. IBSN: 2-87116-293-X.
Cette étude compare les réformes entreprises au niveau de l'enseignement supérieur dans les quinze Etats membres de l'Union et les trois pays de l'Aele/EEE, ce afin de dégager les grandes tendances significatives en les inscrivant dans les contextes particuliers qui les ont vus naître. Plusieurs aspects sont abordés. Le premier est d'ordre législatif: caractéristiques de la législation et des politiques officielles, relation entre législation politique et réformes, systèmes comptant peu de réformes. Quelques traits significatifs: une tendance à promulguer de vastes lois-cadres qui délimitent les domaines de responsabilité décisionnelle des établissements d'enseignement supérieur, les lois adoptées concernaient surtout la gestion et le financement de ces établissements. Deuxième aspect: gestion, financement et contrôle. Dans tous les pays étudiés, à l'exception du Royaume-Uni, les réformes opérées tendent à donner une plus grande autonomie aux établissements d'enseignement supérieur. En outre, l'attribution de pouvoirs de l'État à ces établissements a été dans la plupart des cas assortie de systèmes formels de financement et de contrôles de la qualité. Troisième aspect: accès et abandon. L'accès à l'enseignement supérieur s'est amélioré dans la plupart des pays étudiés. Les progrès ont été fonction de la capacité du système national d'enseignement supérieur à s'adapter à la demande croissante dans les années 80 et 90. Par exemple, au Portugal, le nombre de places d'études a augmenté de 34% en 4 ans. Autres angles traités: aides financières aux étudiants, curriculum et enseignement, internationalisation et conclusion et perspectives d'avenir.
*** Deux publications de la COMMISSION EUROPÉENNE. DG Emploi et affaires sociales. (Office des publications officielles des Communautés européennes, L-2985, Luxembourg):
*** La situation sociale dans l'Union européenne 2000. 2000, 119 p..
Il s'agit du premier rapport annuel sur la situation sociale qui donne une vue intégrée de la démographie et des conditions sociales. Il s'articule en deux parties. La première dresse quelques portraits statistiques dans le domaine de la politique sociale. Quelques faits significatifs: en 1998, les personnes âgées de 65 ans représentaient 24 % de la population active dans l'UE, pourcentage qui devrait passer à 27 d'ici 2010. Ces deux dernières décennies, le taux d'activité des personnes de 60 à 64 ans a diminué de façon constante. En 1998, 36,3% de la population âgée de 55 à 64 ans exerçait une activité professionnelle. En 1998, le nombre de chômeurs recensés dans l'Union est descendu sous les 17 millions. La même année, 4,8% de la population active était touchée par le chômage de longue durée. Autrement dit, 47% des chômeurs étaient sans emploi depuis un an au moins. Toujours en 1998, 51,2% des femmes de 15 à 64 ans exerçaient une profession, 70,8% chez les hommes. Et en 1996, le salaire brut d'une femme était inférieur de 26% à celui d'un homme. La deuxième partie de cette revue relève les principales évolutions dans le domaine social: tendances démographiques et questions connexes, conditions de vie, participation sociale, répartition des revenus et relations entre générations, vieillissement dans la population et modifications des comportements.
*** Égalité entre les femmes et les hommes dans l'Union européenne. Exemples de bonnes pratiques (1996-2000). 2000, 53 p..
Cette publication complète le rapport annuel 1999 sur l'égalité des chances. Cinq ans après la quatrième conférence mondiale sur les femmes à Pékin, l'UE et ses Etats membres sont des figures de proue de l'égalité en la matière dans le monde du travail, mais aussi dans la prise de décisions, publiques ou privées. Un très grand nombre de programmes et initiatives communautaires dans des domaines aussi différents que la santé, l'éducation et le développement des entreprises ont intégré cette égalité. Cette revue distingue trois secteurs. D'abord, l'intégration de la dimension égalité à tous les niveaux de décision politique, par exemple pour la gestion des fins structurelles au niveau national, la prévention de la transmission du virus du sida de la mère à l'enfant dans les PVD, l'égalité sur le plan salarial et les femmes agents de changement dans les petites pêcheries côtières. Autre secteur: les syndicats et organisations patronales proposent de nouveaux modèles d'égalité. Enfin, les réseaux d'organisations non gouvernementales comme vecteur de cette égalité. Exemple: mobilisation en vue de combattre la traite des femmes, insertion des femmes sans-abri sur le marché du travail, mise en valeur et participation des femmes âgées dans le domaine du travail, collaboration d'ONG pour une intégration des familles monoparentales et meilleures possibilités offertes aux familles avec enfants ayant des besoins spécifiques.