Bruxelles, 06/02/2001 (Agence Europe) - La préparation de l'Union européenne au sommet mondial sur le développement durable (Afrique du Sud, 2002) vient d'entrer dans sa phase opérationnelle. Une communication adoptée, mardi, par la Commission sur une initiative conjointe des commissaires Margot Wallström (Environnement) et Poul Nielson (Développement et aide humanitaire) identifie les priorités de l'Union et les mesures qu'elle devra prendre pour jouer un rôle de chef de file et contribuer au succès d'un événement qui marquera le dixième anniversaire du premier sommet de la terre (Rio, 1992) .
Les priorités stratégiques sont les suivantes: 1) une plus grande équité à l'échelle mondiale et un partenariat efficace pour le développement durable; 2) une meilleure intégration de l'environnement et du développement au niveau international; 3) la définition d'objectifs en matière d'environnement et de développement afin de revitaliser et de renforcer le processus de Rio; 4) l'adoption de mesures plus efficaces à l'échelon national et la création de mécanismes de contrôle.
Pour atteindre ces objectifs, la Commission dégage quatre lignes d'action dont elle estime qu'elles devraient guider les travaux du sommet, à savoir: - protéger les ressources naturelles qui sont à la base du développement économique, en oeuvrant à la promotion de l'éco-efficacité, de l'utilisation durable de l'eau, des sols et de l'énergie; - intégrer l'environnement et l'éradication de la pauvreté (briser le cercle vicieux de l'appauvrissement et de la dégradation de l'environnement par une approche plus intégrée et cohérente des objectifs de développement convenus dans le cadre des Nations unies); - améliorer la gouvernance et la participation de tous au développement durable en renforçant les cadres institutionnel et juridique, et en favorisant le rôle de la société civile.
Dans un communiqué, Margot Wallström déclare: « il est important que l'Union européenne crée une dynamique et trace la voie à suivre dans la préparation de l'ordre du jour. Dix ans après le sommet crucial de Rio, les attentes n'ont pas été satisfaites. Les pressions sur l'environnement se sont aggravées, et la pauvreté a continué à gagner du terrain dans le monde. Il faut que nous redoublions d'efforts maintenant pour être sûrs que le sommet mondial de l'an prochain soit à la hauteur du défi que constitue la mondialisation durable". Poul Nielson, pour sa part, met en exergue l'enjeu de l'événement en déclarant: « nous devons réaffirmer que la lutte contre la pauvreté et la lutte contre la dégradation de l'environnement sont deux aspects d'un même combat dans lequel l'augmentation de l'aide au développement est une arme indispensable ».
L'évaluation plus détaillée de la mise en oeuvre de l'Action 21 dans l'Union et des progrès réalisés sur la voie du développement durable fera l'objet d'un prochain document de la Commission, pour guider les travaux de la société civile dans le courant de l'année.