Bruxelles, 06/02/2001 (Agence Europe) - En mars 2000, le Conseil européen de Lisbonne définissait pour l'Union un "nouvel objectif stratégique" - renforcement de l'emploi, poursuite de la réforme économique, amélioration de la cohésion sociale dans le cadre d'une économie fondée sur la connaissance. Ce mercredi, la Commission européenne doit, en vue du Conseil européen de Stockholm des 23 et 24 mars, adopter un rapport évaluant en particulier la mise en oeuvre de la stratégie fixée à Lisbonne et examinant les moyens de la consolider et de l'élargir.
A Lisbonne, les chefs d'Etat et de gouvernement des Quinze s'étaient fixé l'objectif suivant à l'horizon 2010: faire de l'Union "l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d'une croissance économique durable accompagnée d'une amélioration quantitative et qualitative de l'emploi et d'une plus grande cohésion sociale". Selon un porte-parole de la Commission, le rapport que le Collège doit adopter mercredi analyse le chemin parcouru depuis, en mettant en évidence certains retards et en indiquant clairement ce qu'il reste à faire, en particulier pour faire progresser les réformes structurelles. Le rapport fixera des objectifs précis - chiffrés ? - pour les douze prochains mois en matière d'emploi, d'immigration, de services financiers et de technologies (voir EUROPE du 1er février, p. 12, et du 2 février, p. 7, au sujet des contributions de la Finlande et de la France au sommet de Stockholm).
Dans un discours prononcé lundi dernier à Londres, Frits Bolkestein, Commissaire chargé du marché intérieur, esquisse certaines orientations de la Commission. Déplorant le décalage existant entre les déclarations d'intention et l'action, il estime que les progrès réalisés doivent être évalués de manière sérieuse, que de nouveaux objectifs ambitieux doivent être fixés pour mettre en oeuvre la stratégie décidée à Lisbonne, notamment en ce qui concerne des questions comme le vieillissement des populations, la viabilité des finances publiques, l'avenir des systèmes de retraite et l'offre de main-d'oeuvre.