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Bulletin Quotidien Europe N° 7878
JOURNEE POLITIQUE / (eu) otan/syndrome des balkans

Le Conseil de l'Otan a approuvé un plan d'action

Bruxelles, 10/01/2001 (Agence Europe) - Le Conseil de l'Atlantique Nord, réuni au niveau des ambassadeurs pour sa réunion régulière du mercredi, a examiné le 10 janvier les possibles risques pour l'environnement et la santé associés à l'utilisation d'uranium appauvri dans les munitions utilisées dans les Balkans. A l'issue de la réunion, le Secrétaire général de l'Otan, Lord Robertson, a dit: "Les Alliés sont engagés à assurer la santé et la sécurité de leurs militaires et à éviter tout effet nuisible résultant des opérations militaires de l'Otan pour la population civile et le personnel des organisations non gouvernementales".

Le Conseil de l'Otan a noté dans ce contexte qu'"on ne dispose actuellement d'aucune preuve indiquant que l'exposition à des munitions à l'uranium représente un risque significatif pour la santé des forces dirigées par l'Otan ou la population civile des Balkans", a ajouté Lord Robertson. Le Secrétaire général a rejeté le lien établi par certains entre un bas niveau d'uranium et la leucémie, en citant des déclarations dans ce sens de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et du Programme de l'Environnement de l'Onu (Pnue). Les cas de leucémie au sein de la population civile du Kosovo ont été moins nombreux que d'habitude, a-t-il affirmé.

Le Secrétaire général a annoncé un plan d'action que venait d'approuver le Conseil de l'Otan, selon lequel: - l'Alliance coopérera pleinement à toute future enquête organisée par des pays ou des organisations multinationales sur l'uranium appauvri; - un comité sur l'uranium appauvri sera mis en place, avec les pays contribuant à la Sfor et à la Kfor: un premier briefing à ce sujet sera donné lors de la rencontre régulière de ces pays, le 12 janvier; - les Alliés mettront à la disposition (entre eux et plus largement), par le biais d'arrangements à établir au sein de l'Otan, toutes les informations qu'ils détiennent, maintenant ou à l'avenir, sur tout risque pour la santé associé à l'utilisation de telles munitions. Comme premier pas, des responsables médicaux échangeront leurs points de vue lors d'une rencontre du Comité des chefs des services de santé militaires, le 15 janvier, et feront rapport sur ces résultats au Comité militaire de l'Otan; - un groupe de travail sera établi à l'Otan en vue d'échanger des informations, avec la participation de contributeurs à la Sfor et à la Kfor qui ne sont pas membres de l'Alliance atlantique.

Interrogé sur l'imposition d'un moratoire sur les munitions à l'uranium appauvri, Lord Robertson a dit: "L'Otan n'est pas actuellement engagée dans des hostilités, et des munitions à l'uranium appauvri ne sont donc pas utilisées ". Ni moi-même ni l'Otan n'aurions approuvé l'utilisation de telles munitions si elles posaient un risque pour la santé, a-t-il ajouté.

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