Bruxelles, 08/01/2001 (Agence Europe) - Dans ses estimations démographiques pour 2000 qu'il vient de publier ce lundi 8 janvier, l'Office statistique des CE à Luxembourg (Eurostat) relève qu'au 1er janvier 2001 la population de l'UE comptait 377,6 millions de personnes (contre 295 millions en 1950). L'accroissement naturel de la population de l'UE (naissances vivantes moins les décès) serait en 2000 de 343.000 personnes (contre 277.000 en 1999). Le solde migratoire serait en hausse, passant de +720.000 personnes en 1999 à +816.000 en 2000. L'accroissement total de la population devrait être de l'ordre de 1.150.000 personnes en 2000 (contre 1 million en 1999). Eurostat précise que:
1) le nombre de naissances vivantes dans l'UE en 2000 devrait atteindre 4,05 millions (+1,3% par rapport à 1999), le taux le plus élevé se situant en Irlande (14,6 naissances vivantes pour 1000 habitants), suivie de la France (13,1), du Luxembourg (13), des Pays-Bas (13). Les taux les plus bas sont enregistrés en Allemagne (9,2), Italie (9,7) et Autriche (9,7);
2) le nombre de décès est resté stable, depuis 30 ans, à 3,7 millions dans l'UE en 2000. Les taux de mortalité les plus élevés se trouvent au Danemark et au Portugal (10,8 décès chacun pour 1000 habitants) et en Suède (10,6), les taux les plus bas étant enregistrés en Irlande (8,0), au Luxembourg (8,5) et aux Pays-Bas (8,8);
3) en ce qui concerne le flux migratoire (816.000 personnes en 2000), 2/3 concernent l'Allemagne, l'Italie, le Royaume-Uni. Toutefois, le Luxembourg connaît le solde migratoire pour 1000 habitants le plus élevé de l'UE (11,4), suivi de l'Irlande (6,6). Les taux de migration nets les plus modestes se situent en Finlande (0,6), France (0,8) et Espagne (1,0);
4) la croissance de la population diverge d'un Etat membre à l'autre: elle est la plus élevée au Luxembourg (1,6%), en Irlande (1,3%), et aux Pays-Bas (0,7%), et la plus faible en Allemagne (0,1%).