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Bulletin Quotidien Europe N° 7858
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/sommet de nice/partis europeens

Sommets du PPE, du PSE et des libéraux et démocrates européens

Nice, 07/12/2000 (Agence Europe) - Les leaders des principaux partis européens -Parti Populaire Européen, Parti des Socialistes Européens et Libéraux Démocrates Européens - ont tenu leurs Sommets, la veille du Conseil européen de Nice, en présence de plusieurs chefs de gouvernement des Etats membres de l'UE, et également de pays candidats.

Le Parti Populaire Européen, réuni pendant plus de trois heures à Juan-les-Pins sous la présidence de Wilfried Martens (la session a été, paraît-il, plutôt animée), a réaffirmé en particulier la nécessité que la réforme institutionnelle préserve l'équilibre entre petits et grands pays et que la Commission demeure le moteur de la construction européenne. Devant la presse, le président de l'UDF (et député européen) François Bayrou a relancé son appel en faveur d'une Constitution européenne qui rendrait en particulier l'Europe plus lisible aux citoyens.

Le Parti des Socialistes Européens présidé par le ministre allemand de la Défense Rudolf Scharping s'est réuni à Antibes (Sophia Antipolis), avec la participation en particulier du ministre français aux affaires européennes Pierre Moscovici. Ce dernier a répété devant la presse que le Sommet de Nice n'échouera pas à cause d'un problème franco-allemand (au sujet du nombre de voix au Conseil). M. Scharping a indiqué que la proposition italo-allemande sur le « post-Nice » (voir EUROPE du 6 décembre, p.4) visait en particulier à mieux délimiter à l'avenir les compétences aux différents niveaux, de l'Union et des Etats. M.Moscovici, en répondant à des questions, a dit que la proposition italo-allemande était intéressante, mais que l'on discutera du « post-Nice » après Nice. Dans un article publié par « Tiden », le journal du Parti social-démocrate suédois, le premier ministre suédois Goran Persson a reconnu l'utilité d'une nouvelle Conférence chargée en particulier de clarifier la division du travail entre l'UE et ses Etats membres, tout en précisant que le but devrait être une Union d'Etats-nations ayant des droits égaux.

Quant aux Libéraux Démocrates Européens, ils se sont réunis à Nice sous la présidence de Werner Hoyer. Devant la presse, le premier ministre belge Guy Verhofstadt a réaffirmé que le débat sur l'avenir de l'Europe doit commencer après Nice: nous, future présidence belge, « voulons une Déclaration de Bruxelles » (à l'issue du Conseil européen de décembre 2001) indiquant « l'agenda et la méthode » à suivre, a-t-il dit. A la question de savoir si la Belgique accepterait que les Pays-Bas aient à l'avenir davantage de voix qu'elle au Conseil, M. Verhofstadt a répondu: oui, on peut accepter une « différenciation » entre Belges et Néerlandais, mais « s'il y différenciation partout » (« Je crois que tout le monde comprend ce que je veux dire », a-t-il ajouté, en faisant allusion, sans le nommer, au problème d'un éventuel « décrochage » de l'Allemagne des autres « grands » pays). L'important, c'est de tenir compte des deux éléments, les peuples et les Etats, a dit M. Verhofstadt, qui a estimé que l'introduction d'une double majorité au Conseil serait » la chose la plus simple et la plus logique », mais qu'en politique, ce n'est pas toujours la simplicité qui gagne. Alain Madelin, président de Démocratie libérale (et membre du groupe PPE au Parlement européen), a dit pendant la même conférence de presse qu'il avait « un petit chagrin », que les Etats membres de l'UE se comportent « en propriétaires » de la maison commune européenne, alors que « le moment viendra très vite où il faudra associer tout le monde »: selon lui, « 2001 sera le bon moment pour réunir en Convention les forces de toute l'Europe » pour discuter de la vision de l'Europe de demain.

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