Bruxelles, 21/11/2000 (Agence Europe) - Le commissaire Philippe Busquin a lancé une nouvelle initiative pour renforcer la recherche européenne en génomique. Cette initiative vise à développer la recherche par la création d'un nouveau type de "projet intégré" combinant les trois éléments qui peuvent habituellement rendre séparément un projet éligible à une aide communautaire: la recherche proprement dite, la mise en réseau et la mobilité des chercheurs. Un tel "projet intégré" devra être géré par un responsable de projet et viser une innovation dans le domaine de la génomique fonctionnelle (caractérisation d'un gène par sa fonction: NdR) et/ou de la médecine humaine. Les infrastructures de recherches spécifiques pourront aussi bénéficier d'un soutien extraordinaire mais ces financements ne pourront en aucun cas couvrir des dépenses courantes de fonctionnement. L'initiative prévoit aussi de renforcer la recherche sur les implications éthiques et l'impact sociétal des travaux sur le génome. Elle bénéficiera d'une enveloppe de 100 millions d'euros en 2001 au titre du programme "Qualité de la vie" du Vème programme-cadre. Les propositions de sujets de recherche pouvant faire l'objet d'un projet intégré peuvent parvenir à la Commission européenne jusqu'au 9 février prochain. Un appel à propositions sera publié au début de l'été 2001 sur les sujets qui seront reconnus d'importance stratégique (date limite: 18 octobre 2001). Les demandes d'aides pour les infrastructures doivent être transmises avant le 9 février 2001.
Les services de la Commission et des experts européens ont aussi créé, le 8 novembre, un "Forum de Managers de la Recherche génomique" pour développer des synergies entre les activités communautaires et nationales et favoriser la mise en réseau des programmes nationaux. EUROPE rappelle que la Commission soutient la recherche génomique depuis une dizaine d'année. La contribution financière à cet effort représente 300 millions d'euros depuis 1989 et a notamment permis le séquençage de la levure (utilisée par l'industrie agro-alimentaire) et de la bactérie "bacillus subtillis" (utilisée comme source d'enzymes par l'industrie).